Hilary Tang est une jeune femme âgée de 23 ans originaire de Hong Kong. Après avoir obtenu son diplôme à l’Université Minerva, elle a décidé de prendre une année sabbatique. Dans sa promotion, les élèves étaient très diversifiés et Hilary Tang s’est fait plusieurs amis japonais.
Un jour, l’un d’eux lui a parlé des akiyas, ces maisons abandonnées au Japon qui sont vendues à des prix très bas. Dans certains cas, elles peuvent même être vendues pour un euro symbolique, ou offertes par les municipalités. Cependant, ces maisons demandent généralement de gros travaux de rénovation, raison pour laquelle elles restent inhabitées.
Huit amis achètent une maison
L’un des amis d’Hilary Tang souhaitait acheter une akiya avec ses amis de lycée, mais ces derniers se sont désistés. Ainsi, il a demandé à ses amis de l’université, dont Hilary, s’ils voulaient se joindre à son projet. Comme l'a rapporté Hilary Tang au Business Insider, cinq personnes du groupe ont accepté. Leur projet est similaire à celui de ces amis installés en tiny houses.

Crédit photo : Hilary Tang
Par la suite, deux autres personnes ont rejoint le groupe. Pour savoir quelle maison acheter, une première réunion a été organisée afin de connaître les motivations et les attentes de chacun. Tous les membres préféraient vivre en pleine nature ou y avoir accès facilement. La plupart des amis d'Hilary sont des Japonais qui vivent dans des grandes villes comme Tokyo ou Osaka.
En plus de cela, les membres du groupe souhaitaient un lieu facilement accessible, avec un aéroport international à proximité. Le climat devait être agréable, avec des risques de séismes et de tsunamis faibles.
Une maison de 315 m² pour 10 000 euros
En suivant ces critères, les amis ont finalement trouvé une maison à Hiroshima. Bien qu’ils n’aient pas pu la visiter, ils ont visionné une vidéo qui les a convaincus. Ils ont acheté la maison pour 1,8 million de yens, soit 10 238 euros. En plus de cela, ils ont payé les honoraires de l’agent immobilier ainsi que d’autres frais supplémentaires, pour un total de 2,3 millions de yens, soit 13 082 euros.

Crédit photo : Hilary Tang
La maison a une superficie de 315 m² ainsi qu’un terrain de presque 500 m². Elle compte neuf pièces de style japonais, avec des sols en tatami, ainsi que deux pièces de style occidental. Au départ, le groupe d'étudiants avait un budget de 3 500 euros pour effectuer les travaux de rénovation. Le budget global prévu pour l’achat et les travaux était de 20 000 dollars.
Le lieu idéal pour se ressourcer
Le groupe d’amis a acheté la maison fin juillet 2026 et a reçu les clés le 6 août dernier. Il a vécu dans la maison pendant toute la durée des travaux. Finalement, l’habitation était en meilleur état que prévu puisque l'ancien propriétaire était très consciencieux et faisait souvent le ménage. Les amis ont dû repeindre et réparer les rideaux et les luminaires de la maison, qui ne fonctionnaient plus, et ont installé un détecteur de fumée et une climatisation.
“Il y avait toujours des visiteurs, et ils nous ont bien aidés car il y avait beaucoup à faire. Même les parents de nos amis sont venus. C’est ce que j’ai préféré. On découvre des facettes de gens qu’on ne connaissait pas. Chacun apporte son expertise. Par exemple, certains sont vraiment doués en peinture. Il y a une fille qui a fréquenté beaucoup de ventes aux enchères pendant son enfance, elle s’est donc spécialisée dans les œuvres d’art et nous a aidés à trier les objets laissés par l’ancien s’est donc spécialisée dans les oeuvres d’art et nous a aidé à trier les objets laissés par l’ancien propriétaire”, a expliqué Hilary Tang.
Désormais, les amis se rejoignent dans cette maison une fois par mois pour se retrouver et se ressourcer. L’achat à plusieurs est aussi le choix de quatre retraitées en colocation, qui ont acquis une ferme pour éviter la solitude.
“Nous voulions créer un lieu où nous pourrions toujours revenir lorsque la vie devient un peu trop difficile, où chacun de nous pourrait faire une pause, avoir un peu d’espace pour soi et prendre le temps de digérer ce qui se passe dans sa vie”, a conclu Hilary Tang.
