Un fonctionnaire risque gros après avoir fait preuve d'un dévouement jugé trop important par sa direction. Précisions.
Coupable d'avoir trop bien fait son travail !
Un fonctionnaire, chargé du suivi des chômeurs, se retrouve sous la menace d'une sanction disciplinaire de sa hiérarchie après avoir reçu trop de demandeurs d'emploi, sans rendez-vous. Son dévouement lui vaut aujourd'hui une procédure interne qui pourrait déboucher sur une suspension de salaire.
Révélée par nos confrères de RTL, cette histoire, qui se déroule en Espagne, suscite un vrai débat sur les réseaux sociaux.
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Employé dévoué, il est menacé de sanction pour avoir... trop bien fait son travail
L’agent en question, qui travaille au sein du SEPE - Servicio Público de Empleo Estatal (« Service public de l'emploi ») - encourt ainsi jusqu’à six mois de mise à pied sans revenu.
Sa direction lui reproche d'avoir multiplié les entretiens spontanés avec des demandeurs d’emploi et d'avoir outrepassé ses prérogatives. Un dévouement de tous les instants jugé pourtant non conforme aux règles en vigueur dans le service, selon le média espagnol Cope.
Pendant plusieurs semaines, ce fonctionnaire a en effet reçu des chômeurs, qui n'avaient pourtant pas de créneau prévu au préalable. Si l'agent a agi de la sorte, c'est pour, dit-il, réduire les délais de gestion des dossiers des demandeurs et éviter ainsi d'innombrables reports de procédure . Cette pratique, loin d'être isolée dans le service, est généralement tolérée de manière informelle, mais elle est toutefois en contradiction totale avec les consignes internes qui obligent les chômeurs à prendre leurs dispositions en planifiant des rendez-vous, avant de consulter un agent.
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Faisant fi du règlement, le fonctionnaire en sursis a donc poursuivi ce qu'il considérait être une mission de service public. Mais son zèle n'a pas été du goût de certains de ses collègues, lesquels ont signalé ses agissements auprès de sa direction. Aussitôt alertée, cette dernière a ouvert une procédure disciplinaire à son encontre, estimant que ces rendez-vous spontanés perturbaient l’organisation du service ainsi que la répartition des dossiers entre agents.
L'homme s'est défendu en expliquant avoir agi ainsi afin d'éviter que les chômeurs ne se retrouvent « renvoyés chez eux » et que leurs démarches ne soient retardées. Il a également souligné l'importance du contexte social et économique tendu en Espagne, arguant du fait qu'il « ne faisait pas la charité, mais seulement son travail ».
Son cas divise les internautes et si beaucoup prennent sa défense, en affirmant que son seul tort est d'avoir été « trop efficace », certains lui reprochent, en revanche, d'avoir manqué à son devoir.
Selon le droit espagnol, cet agent risque désormais une lourde sanction disciplinaire pouvant aller jusqu’à 6 mois de suspension de salaire.
