Ce qui devait être un héritage pour ses petits-enfants s’est transformé en véritable cauchemar.
Le docteur américain Edward Lyon était un urologue pionnier à l’Université de Chicago. Outre sa carrière médicale, son héritage est aujourd’hui au cœur d’un litige.
Alors que ce dernier souhaitait que son compte de retraite revienne à ses 36 petits-enfants, ils se battent toujours pour récupérer cet argent, sept ans après la mort de leur grand-père, rapporte The Times of India.
Un médecin souhaite léguer 1,2 million de dollars à ses petits-enfants
Tout a commencé lorsque Edward Lyon a organisé sa succession en 2014. À l’époque, il a entrepris les démarches nécessaires pour que son compte de retraite soit transmis à ses 36 petits-enfants.
Résultat : l’argent devait donc être réparti entre 36 trusts distincts pour que chacun de ses bénéficiaires puisse en profiter sur le long terme.
Chaque petit-enfant, né entre 1986 et 2014, devait par exemple recevoir une partie de la somme chaque année, pour son anniversaire et à Noël. À partir de 60 ans, les versements devaient ensuite être effectués chaque mois.
Edward Lyon et son épouse Val, qui avaient plus de 80 ans, avaient désigné leur fille Alice pour prendre les décisions médicales en cas de problèmes de santé et leur gendre Dan Davies pour gérer leurs affaires financières.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que tout ne s’est pas passé comme prévu, et ce, malgré toutes ces dispositions.
Crédit Photo : Stang Funeral Home of Antioch
Les bénéficiaires n’ont rien touché 7 ans après la mort de leur grand-père
Edward Lyon s’est éteint le 15 décembre 2019, à l’âge de 93 ans. Il disposait alors de 1,2 million de dollars (environ 1 069 000 euros) sur son compte de retraite.
Le problème ? Ses dernières volontés n’ont pas été respectées. En cause : un couac de formulaire.
Avant de mourir, Edward Lyon était déjà très malade. De son côté, sa femme n’était plus en état de gérer ses affaires.
Face à cette situation, Dan Davies s’est occupé des démarches financières grâce à une procuration. Il a rempli un nouveau formulaire pour désigner officiellement les 36 petits-enfants comme bénéficiaires et renoncer aux droits de Val en tant que conjointe, suivant ainsi le souhait de son beau-père.
Mais après le décès du patriarche, TIAA, l’organisme chargé du compte de retraite d’Ed Lyon, a refusé le formulaire, estimant qu’il n’avait pas été signé correctement.
Ce n’est pas tout. Le gestionnaire du compte a également considéré que la procuration n’autorisait pas Dan à renoncer aux droits de Val à sa place.
La famille perd son procès
Ce qui devait arriver arriva : l’argent est resté bloqué. Loin de se laisser abattre, la famille Lyon a contesté le refus de TIAA. Elle a notamment rappelé que Val, décédée en décembre 2020, avait déjà renoncé à certains de ses droits en 1998.
Sans réelle surprise, les bénéficiaires déchus se sont tournés vers la justice pour obtenir gain de cause. Mais ils ont vite déchanté.
À l’automne 2025, un tribunal de première instance a rejeté les demandes des Lyon à l’encontre de TIAA et de l’Université de Chicago, qui gérait le régime de retraite d’ Edward Lyon.
Se sentant lésée, la famille a fait appel. Le 20 juillet 2026, la cour d’appel a confirmé cette décision, donnant une nouvelle fois raison aux parties adverses.
Aujourd’hui, la somme sur le compte a atteint 1,7 million de dollars (environ 1 517 000 euros). Pas de panique, les petits-enfants vont probablement hériter de cet argent, mais pas comme leur grand-père l’aurait souhaité. Ils risquent donc de perdre certains avantages fiscaux.
Affaire à suivre...
