Il tabasse le voisin soupçonné d'avoir violé son beau-fils de 6 ans, le laissant entre la vie et la mort... et écope de 17 ans de prison

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Reconnu coupable par le tribunal correctionnel de Namur, Grégory Lenoci a écopé ce jeudi 20 août de 17 ans de prison pour avoir tenté d’assassiner son voisin, qu’il soupçonnait d’abus sur son beau-fils.

C’est un verdict lourd qui résonne comme une injustice pour Grégory Lenoci, un citoyen belge qui pensait pouvoir se faire justice lui-même. Ce jeudi 20 août, le tribunal de Namur l’a condamné à 17 ans de prison avec une mise à disposition du tribunal d'application des peines pendant une durée de dix ans.

Le 24 juillet 2025, le prévenu a expliqué avoir invité son voisin, Marc P., à son domicile afin d’obtenir des explications concernant les faits que Marc P. aurait commis sur son beau-fils de 6 ans.

« Je lui ai demandé s'il savait pourquoi je l'avais invité chez moi pour parler. Il m'a répondu que c'était certainement à propos du "Jeu secret" qu'il faisait avec mon fils. Je lui ai demandé en quoi cela consistait. Il a répondu qu'il bandait les yeux de mon fils et qu'il lui faisait sucer des choses. Je lui ai demandé quel genre de choses. Il a répondu : "Mon zizi". C'est à ce moment que j'ai perdu le contrôle »

Grégory LenociCrédit photo : Soir.be

Marc P. aurait ensuite été violemment agressé. Frappé à de multiples reprises, il a été laissé inconscient, gisant sur le sol. L’homme est aujourd’hui dans un état semi-végétatif, incapable de communiquer, de se nourrir ou de se déplacer seul. Il souffre notamment d’aphasie et d’une hémiplégie droite. Il reste très diminué et nécessite des soins quotidiens.

Un réglement de comptes qui aurait pu être évité

Lors de sa plaidoirie en faveur du prévenu, Maître Etienne Gras a notamment insisté sur la manière dont avait été traitée une plainte déposée par un père de famille le 29 juin 2025 contre Marc P. pour des faits à caractère sexuel sur une petite fille. Selon l’avocat, les faits reprochés à Grégory Lenoci auraient pu être évités.

« Si à ce moment-là, la police avait fait une perquisition chez Marc P., elle aurait découvert dans son téléphone des photos de la petite fille. Mais cela n'a été fait que le 26 août. Le système judiciaire a failli mon client. Il y a eu des erreurs dans la procédure qui ont mené à ce que mon client se retrouve devant vous aujourd'hui. »

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Cependant, la prévention de préméditation a été retenue à sa charge. Par exemple, la psychologue de Gregory Lenoci a affirmé que le mis en cause lui aurait téléphoné quelques heures avant de passer à l’acte pour lui annoncer qu'il « avait fixé un rendez-vous avec Marc à 16h ».

Grégory LenociCrédit photo : Soir.be

Toujours selon elle, il aurait ensuite ajouté qu'il savait « qu'il allait prendre entre 20 et 25 ans pour ce qu'il allait faire mais qu'il devait défendre son enfant. Il ne ressortira pas vivant de chez moi ».

Les demandes de la défense, représentée par l'avocat Etienne Gras, notamment concernant la requalification des faits en tentative d'homicide et l'acquittement simple du prévenu n'ont pas été retenues par le tribunal. Au civil, Gregory Lenoci a également été condamné à verser 10.000 euros à la victime. Le prévenu dispose d'un délai de trente jours pour interjeter appel.

Après le verdict, Gregory Lenoci et ses proches ont laissé éclater leur colère : « Vous êtes la honte du pays » et « Justice de m*rde » ont notamment été lancés. Auprès de RTL.be, le condamné a défendu sa position de parent voulant protéger son enfant d’une justice défaillante.

Du côté des réseaux sociaux, de nombreuses personnes sont du côté de Gregory Lenoci et affirment qu'il a fait ce que la justice aurait dû faire plus tôt.

"Et si la justice faisait son travail on en serait pas la !! Courage à lui et sa famille", "Tout mon soutien. Votre beau fils doit etre fier de vous", "Il a mon soutien! C’est un héros !"

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Jérémy Birien

Au sujet de l'auteur :

Journaliste et expert des médias digitaux avec plus de 15 ans d'expérience, Jeremy Birien collabore avec la rédaction de Demotivateur depuis plus de 10 ans. Diplômé de l'ISFJ avec un Master en Journalisme (Bac +5), il a forgé son expertise au sein de médias leaders tels que Melty et Jellysmack. Spécialiste des nouveaux formats d’information et ambassadeur voyage, il apporte son regard acéré et sa rigueur éditoriale pour décrypter l'actualité, les tendances de société et l'évasion. Son parcours académique et sa maîtrise historique de la ligne éditoriale de Demotivateur.