Le cas de Christa Pike continue d’interroger aux États-Unis. Pour rappel, cette femme aujourd’hui âgée de 50 ans a été condamnée à mort en 1996 pour avoir torturé et tué Colleen Slemmer, l’une des ses camarades de classe. Le motif ? Christa Pike était jalouse et soupçonnait sa camarade de convoiter son petit ami.
Christa Pike avait 18 ans quand elle a commis ce meurtre et un an plus tard, elle est devenue l’une des plus jeunes femmes à être condamnée à mort aux États-Unis.
Les deux exécutions ont échoué
Près de 30 ans plus tard, son exécution a eu lieu ce mercredi 30 septembre. Christa Pike devait être la première femme mise à mort depuis plus de 200 ans au Tennessee. Cependant, son exécution ne s’est pas passée comme prévu puisqu’elle a échoué à deux reprises.
Bien que Christa Pike ait reçu deux doses de pentorbarbital, un puissant barbiturique utilisé lors des injections létales, elle n’est pas décédée.
Christa Pike toujours inconsciente
La condamnée à mort a été transportée à l'hôpital à la suite de cet incident, où elle est arrivée les bras « enflés, brûlés et couverts de cloques ». Sous respirateur artificiel, elle serait toujours inconsciente.
“Elle est toujours hospitalisée, sous assistance respiratoire et dans un état critique. Nous ne connaissons pas encore vraiment son pronostic vital et nous pourrions ne pas le connaître pendant plusieurs jours”, a déclaré l’avocat de Christa Pike à CNN.
Les prochaines exécutions suspendues
Depuis l'arrivée de Christa Pike dans l'établissement hospitalier, les médecins tentent d’éliminer la dose importante de pentobarbital qu'elle a reçu en prison, afin qu'elle reprenne connaissance. Samedi dernier, le chef de l’administration pénitentiaire du Tennessee a donné sa démission suite à cette affaire.
De son côté, le gouverneur du Tennessee a suspendu toutes les prochaines exécutions dans l'État et une enquête va être menée pour comprendre pourquoi les injections n’ont pas tué Christa Pike.
Quant au sort réserve à Pike si elle se réveille, son avocat demande à ce que sa peine de mort soit transformée en prison à vie, à cause de la « grave torture mentale et physique » qu'elle a subi.
