Un comble ! Alors qu’il travaillait dans une imprimerie spécialisée dans l’information juridique et fiscale, un employé a volé pendant quatre ans des ouvrages de droit.
Grâce à ce larcin, il a pu revendre les livres sur Amazon et en tirer de sacrés bénéfices. Si l’homme a été arrêté, la somme qu’il a été condamné à rembourser peut sembler ridicule.
Un employé vole des livres dans une imprimerie puis les revend sur Amazon
Comme le rapporte SWNS, cette histoire a pris place à Beccles, un bourg situé dans le comté du Suffolk, en Angleterre.
Entre mars 2019 et septembre 2023, cette paisible commune a été le théâtre d’une série de vols au sein de l’imprimerie CPI William Clowes. Le coupable n’était autre que Christopher Nunn, un employé de nuit, âgé d’environ 36 ans au début des faits.
Le trentenaire profitait de ses heures de travail nocturnes pour dérober des manuels juridiques et fiscaux, non pas pour les garder pour lui, mais pour les revendre sur Amazon par l’intermédiaire d’une société baptisée UK Top Sellers.
Au total, la valeur de ces livres s’élève à 329 000 livres sterling (environ 393 000 euros). Une somme qui a de quoi donner le tournis.
Un client le démasque
Une chose est sûre : le crime parfait n’existe pas. Christopher Nunn a fini par être démasqué en 2023. C’est un client perspicace qui a eu la puce à l’oreille après avoir acheté des ouvrages sur Amazon.
Il a décidé de contacter l’imprimerie pour lui demander pourquoi ils étaient vendus à des prix aussi bas sur le site.
Ce qui devait arriver arriva : l’entreprise a découvert les vols et Christopher Nunn a été arrêté au mois d’octobre.
Lors de son audience, le suspect a plaidé coupable le 10 mars 2025 et reconnu avoir dérobé les livres appartenant à la société de données LexisNexis. Il a été condamné trois mois plus tard par l’Ipswich Crown Court.
En juin dernier, le mis en cause a écopé d’une peine de deux ans de prison avec sursis et de 200 heures de travail d’intérêt général.
Ce n’est pas fini…
Le voleur condamné à rembourser une somme dérisoire
Le 23 octobre dernier, le tribunal a tenu une audience dédiée à la confiscation des biens de Christopher Nunn. Contre toute attente, ce dernier ne s’est pas présenté car il a préféré se rendre au travail.
Lors de cette séance, le juge David Pugh a indiqué que le prévenu avait empoché 491 804 livres de bénéfices (environ 587 000 euros) de ses vols. Un montant auquel s’ajoutent plusieurs dépôts en espèces jugés « inexpliqués ».
Problème : les biens de Christopher Nunn n’atteignaient que 663,23 livres (environ 792 euros). Au moment où nous écrivons ces lignes, on ignore où est passé le reste de l’argent.
C’est pour cette raison que le Britannique, aujourd’hui âgé d’une quarantaine d’années, a été contraint de verser cette toute petite somme à ses victimes dans un délai d’un mois. À noter qu’une contribution supplémentaire de 187 livres a fait grimper le montant à 850,23 livres (environ 1 015 euros). Dans un autre contexte, les ressources d’une allocataire ont aussi pesé dans la décision de lui faire rembourser une allocation chômage indue.
Une somme bien éloignée des 4 500 euros de dommages et intérêts qu’a dû verser une femme qui se plaignait du chant d’un coq.
