Depuis quelques années, un marquage au sol nommé “dents du dragon” fait ses preuves en Espagne et pourrait peut-être bientôt voir le jour en France.
Avis aux automobilistes : une nouvelle signalétique pourrait bientôt apparaître sur les routes de France. Baptisé “dents du dragon”, ce marquage inédit a un objectif bien précis.
Un marquage qui fait ralentir
Il prend la forme de plusieurs triangles blancs marqués sur la route, qui créent une illusion d’optique : en arrivant, l’automobiliste a l'impression que la route se rétrécit. Croyant que la voie est plus étroite, il ralentit automatiquement.
Selon des chiffres de la Fondation VINCI Autoroutes, 84% des conducteurs européens et 89% des conducteurs français avouent dépasser la vitesse maximale autorisée de quelques km/h.
Un changement qui a porté ses fruits
En Espagne, les autorités ont constaté une réduction notable de la vitesse des automobilistes à l’approche de ces triangles sur la route. Nos voisins ibériques, souvent novateurs en matière de sécurité routière, ont installé ces triangles blancs formant des paires, généralement comprises entre 9 et 17.
Ils sont notamment présents le long des routes principales, à l'approche des zones résidentielles et des cœurs de villages, à proximité des écoles et avant des virages dangereux ou des passages piétons sensibles (souvent couplés en Espagne avec des lignes en zigzag).
Leur objectif est de faire ralentir les automobilistes afin de renforcer la sécurité dans les zones urbaines fréquentées par les piétons et les cyclistes.
Bientôt le même marquage en France ?
Des marquages en forme de bandes et de zigzags étaient également présents sur les routes avant les passages piétons, pour inciter les conducteurs à ralentir. De nouvelles mesures qui pourraient bientôt apparaître sur les routes françaises.
Initialement testé avec succès en Espagne, ce dispositif s'exporte progressivement. Des expérimentations similaires ont vu le jour au Canada (notamment à Québec) ainsi que dans plusieurs autres pays européens. En France, bien que son déploiement à grande échelle soit encore en phase d'évaluation et de discussion réglementaire, il suscite un vif intérêt pour moderniser la signalisation des zones limitées à 30 km/h.
