Mauvaise nouvelle pour les manchots empereur : ces animaux emblématiques de l’Antarctique font désormais partie des espèces en danger d’extinction, à cause du changement climatique.
Chaque année, l’Union internationale pour la conversation de la nature met à jour sa liste des espèces en danger d’extinction, menacées par le changement climatique. Il y a quelques années, les éléphants d’Afrique ont intégré les espèces en danger critique d’extinction. Mais ils ne sont malheureusement pas les seuls.
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Récemment, les manchots empereur ont rejoint les espèces en danger d’extinction. En effet, ils sont menacés par le changement climatique, qui provoque la fonte de la banquise, leur habitat principal.
“Des modélisations de population prenant en compte de larges fourchettes de scénarios climatiques futurs montrent que, sans réduction abrupte et drastique des émissions de gaz à effet de serre, les populations de manchots empereur vont rapidement décliner au cours de ce siècle”, indique l’UICN.
La fonte de la banquise
Les manchots empereur vivent sur la glace et se nourrissent d’espèces aquatiques comme les poissons, les calamars et le krill. Ces dernières dépendent de la glace et se font de plus en plus rare, à mesure que cette dernière disparaît. En plus de cela, la fonte de la banquise menace la reproduction des manchots empereur qui ont besoin d’un terrain stable pour incuber leurs oeufs. Si la glace fond, les bébés manchots empereur risquent de se noyer.
“C’est une espèce très associée à la banquise et à la glace de mer. Or, depuis 2016-2017, il y a une forte diminution de l’étendue de banquise autour de l’Antarctique de manière assez globale et donc sans glace de mer, elle va avoir de grosses difficultés à survivre”, a indiqué Christophe Barbraud, chercheur au CNRS, à l’AFP.
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Des espèces menacées
Selon les estimations des scientifiques, la population du manchot empereur sera divisée par deux d’ici les années 2080. Ces animaux ne sont pas les seuls menacés par le changement climatique.
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C’est également le cas de l’otarie de Kerguelen qui fait désormais partie des espèces en danger d’extinction, alors qu’elle faisait auparavant l’objet d’une préoccupation mineure. Sa population a été divisée par deux depuis 1999. Des disparitions qui devraient nous alerter et nous pousser à réduire nos émissions de gaz à effet de serre.
