En Isère, un chasseur a tué un chat sauvage lors d’une battue. Seulement, il s’agit d’une espèce protégée par la loi. Pour sa défense, le chasseur a expliqué qu’il avait confondu l’animal avec un lynx… qui est également une espèce protégée.
Le 5 novembre 2025, un chasseur a abattu un chat sauvage, une espèce rare et protégée en France, sur la commune de Saint-Bueil, en Isère. L’homme participait à une battue lorsqu’il a tiré sur l’animal qu’il n’a pas réussi à identifier tout de suite, comme cet homme qui a tiré sur son ami après l’avoir confondu avec du gibier.
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Contrairement à ce que l’homme pensait, l’animal n’était ni un gibier autorisé ni un prédateur à réguler, mais un chat sauvage européen (Felis silvestris). Cet animal est proche du chat domestique, bien qu’il ait une morphologie plus robuste, une queue épaisse et un pelage dense et uniforme. Cet animal est discret et vit principalement dans les grands massifs forestiers dans l’est de la France, les Ardennes et les Pyrénées.
Une espèce protégée par la loi
Le chat sauvage est une espèce strictement protégée par la loi en Europe. Il est interdit de le chasser, de le capturer ou de le tuer, mais aussi de le perturber intentionnellement. Comme le rapporte Le Dauphiné Libéré, après avoir commis cette erreur, le chasseur a été dénoncé par un témoin anonyme qui a signalé l’incident à l’Office français de la biodiversité (OFB).
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Le corps du chat a été retrouvé et une enquête a été ouverte. Pour sa défense, le chasseur a quant à lui expliqué avoir confondu le chat sauvage avec un lynx. Un mauvais argument puisque le lynx est également une espèce protégée en France. Il a essayé de se défendre de la même manière que cet autre chasseur qui a abattu un berger allemand qu’il avait confondu avec un sanglier.
Le chasseur reconnu coupable
Son geste a indigné plusieurs associations de défense de la biodiversité. France Nature Environnement Isère (FNE 38), Le Pic Vert, La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) ainsi que la Fédération des chasseurs de l’Isère se sont constituées parties civiles dans le procès.
Le chasseur a été jugé à Grenoble le 7 juin 2026. Il a été reconnu coupable, son permis de chasse sera suspendu pendant deux ans et son arme a été confisquée. Il devra également verser 1 000 euros de dommages et intérêts aux associations engagées dans la procédure ainsi que 500 euros pour les frais de justice de chaque association.
Une chose est sûre : la prochaine fois qu’il participera à une battue, ce chasseur prendra le temps de bien identifier un animal avant de lui tirer dessus.
