Un chasseur abat un berger allemand et dit l'avoir confondu avec un sanglier

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Un nouvel accident de chasse dramatique a eu lieu en région parisienne, où un chien a été abattu par un chasseur qui affirme l’avoir confondu avec un sanglier.

Les chasseurs seraient-ils devenus de dangereux individus agissant en toute impunité ? La question peut légitimement se poser tant la multiplication des cas d’accidents interpelle.

Pas plus tard que samedi dernier, un nouvel incident dramatique a ainsi relancé le sempiternel débat sur l’interdiction de la chasse. Ce jour-là, un berger allemand a été abattu par un chasseur qui l’aurait confondu avec un sanglier. C’est du moins ce qu’affirme l’individu qui a tué l’animal d’une balle dans la tête.

Un chasseur confond un chien avec un sanglier et le tue d'une balle dans la tête

Le drame s’est déroulé aux alentours de 11h30 sur un terrain privé de Coutevroult (Seine-et-Marne). Le chien, dont le corps sans vie a été retrouvé à quelques centaines de mètres de son domicile, appartenait à une famille aujourd’hui endeuillée et qui ne comprend pas comment un tel accident a pu arriver.

C’est d’autant plus incompréhensible que le chasseur impliqué faisait partie d’un groupe qui prenait d’ordinaire des précautions afin d’éviter ce type d’accident.

Ces derniers, qui organisent en effet des parties de chasse chaque samedi dans les environs, avaient pour habitude de prévenir la famille pour qu’elle ne laisse pas sortir son chien mais « ce samedi, ils ne l’ont pas fait », selon le papa, qui ne décolère pas.

« On était sous le choc (…) aucun chasseur ne m’a contacté pour s’excuser. Quand vont-ils arrêter de tirer sur n’importe quoi ? Un chien ne ressemble pas à un sanglier ! On avait construit notre maison ici pour être tranquille. Parfois, ils tirent tellement qu’on a l’impression d’être en zone de guerre ! », déplore ainsi le père de famille dans les colonnes du Parisien.

Même son de cloche chez l’une de ses voisines : « On ne se balade plus en forêt parce qu’on a peur ».

La famille a depuis contacté la Fondation Brigitte Bardot « afin d’obtenir justice ».

Crédit photo : Istock

Selon le Parisien, le tireur se trouvait à une vingtaine de mètres de l’animal et sa visibilité aurait été rendue « complexe (…) à cause de la végétation ».

L’enquête devra déterminer les circonstances exactes du tir.

Source : Le Parisien
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