À Puteaux, un vieil homme perdu « sauvé de la rue » grâce à l'appel Facebook lancé par une boulangère

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À Puteaux, un vieil homme, perdu dans la rue, a vu sa vie sauvée grâce à l’obstination d’une boulangère qui a réussi à retrouver sa famille après de longues recherches sur Facebook.

Voilà une belle histoire qui réchauffe le cœur! Errant souvent sur le square Léon-Blum à Puteaux (Hauts-de-Seine), ce vieil homme s’était retrouvé à la rue à la suite d’une triste mésaventure.

D’apparence, on pouvait le confondre avec un sans-abri qui n’avait rien sur lui, mais il a captivé l’attention de Sondes Jerou, une boulangère : « Cela faisait trois semaines qu’il était là. Il ne faisait pas la manche, ne buvait pas, et ne demandait rien. Il dormait juste dehors sans rien dire. Il n’avait rien sur lui, même pas un sac. Ça nous a tous intrigué » explique une habitante du quartier auprès de 20 Minutes.

L’homme ne parlait pas un mot de français, ni d’anglais, et avait suscité un élan de solidarité auprès des habitants du quartier : « On lui a offert à boire, à manger, des couvertures… Et puis un mercredi matin, j’ai voulu lui apporter une bouteille d’eau et des biscuits, mais il n’était plus là » raconte la riveraine.

Sondes Jerou

En effet, l’homme avait trouvé refuge chez la boulangère du quartier, Sondes Jerou, qui ne supportait plus de le voir dormir dehors : « Je ne peux pas l’expliquer de manière rationnelle, mais j’ai eu un pressentiment, j’ai senti qu’il avait besoin de moi. Qu’il y avait une histoire derrière ce regard rempli de tristesse » explique-t-elle.

Déterminée à lui trouver un toit, elle s’adresse au Samu social de Paris, au Secours catholique, au service social de la mairie de Puteaux puis au commissariat… en vain. Après lui avoir payé une chambre d’hôtel, elle l’a accueilli chez elle.

Dès lors, la commerçante, mère d’une famille de quatre enfants, se met en tête de retrouver les proches du vieil homme. Elle réussit à communiquer avec lui grâce à Google translate.

Sur lui, il n’avait qu’un document déchiré écrit en alphabet macédonien et un billet d’avion pour un vol le 27 mars entre Paris-Beauvais et Skopje, capitale de la Macédoine du Nord.

Sondes Jerou

Ainsi, elle lui montre une carte du monde et l’homme désigne du doigt le village de Bitola, d’où il est originaire. Dès lors, Sondes Jerou tente de contacter le consulat de Macédoine, sans succès, et lance un avis de recherche sur Facebook : « Si quelqu’un le reconnaît ou veut bien l’aider à retrouver sa famille, contactez-moi (…) Partagez mes amis Français. SVP, il a besoin de nous ! » écrit-elle sur sa publication.

Pour augmenter ses chances, elle mentionne toutes les personnes indiquant le nom de ce village sur Facebook et Instagram, et leur envoie même un message à chacun avec la photo du vieil homme et une vidéo dans laquelle il s’exprime en macédonien.

Sondes Jerou

Elle reçoit alors de nombreux messages de soutien et des aides pour la traduction : « Puis, j’ai reçu un coup de fil d’un jeune homme qui avait reconnu sur la photo postée sur les réseaux sociaux, son grand-père ». Celui-ci lui raconte que toute sa famille le recherche depuis une dizaine de jours. En réalité, le vieil homme était venu de Macédoine pour voir sa fille à Limoges. Cette dernière l’avait mis dans un taxi pour l’aéroport de Beauvais mais le pauvre homme s’est fait voler ses affaires et son passeport. Il était arrivé à Puteaux par le plus grand des hasards et « devait sûrement attendre qu’un miracle se produise » raconte la boulangère.

La fille du vieil homme est venue le jour même de Limoges pour le récupérer, offrant une fin heureuse à cette très belle histoire. Pour Sondes Jerou, cette aventure aura aussi changé sa vie puisqu’elle envisage aujourd’hui de lancer une association pour venir en aide aux plus démunis dans les Hauts-de-Seine : « On a beau critiquer les réseaux sociaux, mais ils peuvent être un formidable outil d’entraide. Sans Facebook, ce vieil homme aurait peut-être passé le reste de sa vie dans la rue, comme tous ces SDF que l’on croise régulièrement en bas de chez soi ».

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Source : 20 Minutes
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