Amateurs de médecine alternative, les herboristes diplômés pourraient faire leur retour en France

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Vous ne jurez que par les plantes ? Vous refusez de prendre des médicaments classiques parce que vous doutez d’eux ? Alors peut-être vous réjouirez-vous du possible retour massif des herboristeries certifiées en France, 77 ans après la suppression du diplôme, empêchant les personnes autres que les pharmaciens de vendre des remèdes faits à partir de plantes avec l’appellation « médicament ». Si les herboristeries existent toujours en France, aucune n'a le droit de prétendre vendre des médicaments... pour l'instant.

Image d'illustration de plantes médicinales. Crédit photo : Sebastian Duda / Shutterstock


Les vertus médicinales de certaines plantes ne sont un secret pour personne. De même, mélanger des plantes permet de créer de puissants médicaments, aussi efficaces que ceux que l’on peut acheter sous forme de pilules en pharmacie. Aujourd’hui encore, certaines tribus comme celle des Penan à Bornéo se servent exclusivement des plantes qu’ils trouvent dans les forêts pour se soigner.

Néanmoins, le diplôme d’herboriste, la personne qui ramasse, concocte elle-même et vend des médicaments faits à partir de plantes, n’existe plus en France depuis 1941. La vente de remèdes réalisés à partir de plantes sous l’appellation « médicaments » est d’ailleurs passible de poursuites ; seuls les pharmaciens peuvent se le permettre. Des sénateurs remettent néanmoins ce statut en question, et envisagent de réhabiliter le métier d’herboriste. Ils souhaitent ainsi revoir entièrement le cadre légal de cet emploi, ce qui lui permettrait de peut-être marquer son retour, d’inspirer des étudiants qui pourraient entamer des études d’herbologistes à nouveau pour ensuite ouvrir leurs propres boutiques.

Comme le souligne Positivr, l’Ordre des Pharmaciens s’oppose à ce come-back de l’herboristerie, se trouvant dans une situation de monopole depuis son abolition il y a 77 ans, et attend de pied ferme les résultats du rapport qui devra être rendu par les sénateurs à la fin du mois de septembre. Le métier d’herboriste finira-t-il par retrouver son statut d’antan, et la même reconnaissance que chez nos voisins belges et allemands ?

Source : Positivr
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