Au Royaume-Uni, les tests des produits cosmétiques pourraient à nouveau être autorisés sur les animaux

Le gouvernement du Royaume-Uni a décidé d’autoriser à nouveau les tests de produits cosmétiques sur les animaux. Cette décision concernerait deux substances très présentes dans les produits de beauté.

Au Royaume-Uni, les tests de produits cosmétiques sur les animaux sont interdits depuis 1998. Le pays a été le premier à instaurer une telle mesure pour garantir le bien-être animal, puisque ce n’est qu’en 2004 que l’Union européenne a interdit à son tour les tests sur les animaux.

En 2013, la ville de Bruxelles est allée plus loin puisqu'elle a interdit la mise en vente de produits testés sur les animaux, comme les rats, souris et lapins.

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Depuis, les produits cosmétiques n’étaient plus testés sur les animaux. En plus de protéger ces derniers, cette mesure était un bon argument de vente, puisque les acheteurs se disaient prêts à dépenser plus d’argent pour des produits non testés sur les animaux.

Deux substances testées sur les animaux

Cependant, le Royaume-Uni semble faire marche arrière. Le gouvernement souhaiterait à nouveau autoriser le test de certaines substances présentes dans les cosmétiques sur les animaux. Cela concernerait uniquement l’homosalate et le 2-ethylhexyl salicylate, deux substances fréquemment utilisées dans la création de produits de beauté.

Le but de ces tests est d’évaluer le niveau de toxicité des produits. Cette mesure aurait été prise en 2020, en accord avec l’Agence européenne des produits chimiques. Cette dernière aurait affirmé l’importance des tests des produits cosmétiques sur les animaux, qui permettraient de s'assurer que les produits de beauté ne présenteraient pas de danger pour la santé humaine.

Les militants contre les tests sur les animaux

Ce revirement de situation a créé une grosse polémique dans le pays et a provoqué la colère de nombreux militants de la cause animale. Plusieurs associations ont notamment décidé de dénoncer cette mesure dans une déclaration commune.

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Face à la polémique, le gouvernement britannique a affirmé que les tests resteraient majoritairement interdits, et qu’ils seraient effectués uniquement pour les deux substances concernées.

« En vertu des réglementations britanniques visant à protéger l’environnement et la sécurité des travailleurs, les tests sur les animaux peuvent être autorisés, lorsque les régulateurs britanniques l’exigent, sur des ingrédients à usage unique ou à usages multiples. Cependant, de tels tests ne peuvent être effectués que là où il n’y a pas d’alternatives non animales », a déclaré un porte-parole du gouvernement britannique.

Cependant, les défenseurs des animaux craignent un vrai retour en arrière, et dénoncent les graves conséquences que ces tests peuvent avoir sur la santé des animaux.

Source : Bfmtv