Son des cloches, chant du coq, odeur de crottin... Ces caractéristiques propres à la campagne enfin protégées par le droit français

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Ce jeudi 21 janvier, le Parlement français a reconnu la notion de « patrimoine sensoriel » des campagnes. Les nuisances sonores et olfactives sont désormais protégées, pour dissuader les citadins de porter plainte.

Au Sénat, le vote a été unanime. Désormais, le chant du coq, des cigales, les bruits des cloches et les odeurs de bouses de vaches ou des crottins de chevaux ont été reconnus comme faisant partie du « patrimoine sensoriel » des campagnes françaises.

Ces caractéristiques propres au monde rural ne seront plus considérées comme des nuisances et sont entrées au code de l'environnement.

Le « patrimoine sensoriel » de la campagne

Selon les députés qui ont porté ce projet de loi au Parlement, le patrimoine de la campagne doit être protégé. Le texte de loi a été porté par le député Pierre Morel-A-L'Huissier. Joël Giraurd, le secrétaire d'Etat chargé de la ruralité, a approuvé cette décision.

« Il s'agit d'une bonne proposition de loi de défense de la ruralité. La vie à la campagne suppose d'accepter quelques nuisances », a-t-il affirmé.

Crédit photo : Ekaterina Pokrovsky / Shutterstock

Ces odeurs et ces bruits propres à la campagne ont parfois été dénoncés comme étant des nuisances, notamment par des citadins qui n'étaient pas habitués à la vie rurale. Incommodés, certains avaient décidé de porter plainte contre le voisinage.

Désormais, le nouveau texte de loi a pour a pour objectif de les dissuader de se rendre devant les tribunaux.

Protéger les campagnes et ses animaux

Précédemment, la justice a été saisie de nombreuses fois pour dénoncer ces odeurs ou ses bruits. Des accusations contre les coqs, jugés trop bruyants, avaient connues une forte médiatisation. C'était le cas du coq Maurice, dont les voisins jugeaient que son chant était trop matinal à leur goût. N'ayant pas obtenu raison, l'animal avait pu continuer de chanter à tue-tête.

Un autre coq, Marcel, n'avait quant à lui pas eu cette chance puisqu'il s'était fait tué par un voisin mécontent. Les députés espèrent désormais que le texte de loi va dissuader les incommodés.

Crédit photo : Dima Fadeev / Shutterstock

« La symbolique est forte, a déclaré Pierre-Antoine Levi, le rapporteur du texte au Sénat. Ce texte peut constituer un outil utile pour les élus locaux au quotidien pour les accompagner dans leurs démarches de pédagogie et de médiation. »

Désormais, les néo-ruraux devront donc faire avec ou sinon rester en ville !

Source : La Voix du Nord
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