Du jour au lendemain, ce directeur d'usine a tout plaqué pour devenir... musher dans la montagne

Un beau jour, il y a une quinzaine d'années, cet homme a eu le courage de dire stop à une vie confortable mais monotone, pour pouvoir vivre de sa passion. C'est la belle histoire du jour !

C’est l’histoire d’un type qui avait réussi sa vie, mais qui voulait avant tout être libre et heureux !

Meneur de chiens de traîneau à Murat-le-Quaire dans le massif du Sancy (Auvergne), Jean-François Cassier est aujourd’hui un homme comblé, au milieu de ses huskies qu’il aime tant.

Et pourtant, ça n’a pas toujours été le cas !

Dans une autre vie, cet ingénieur de formation, originaire de Montluçon, dirigeait en effet une usine d’embouteillage située dans la commune de Mont-Dore (Puy-de-Dôme).

À l’époque, ce poste à responsabilité lui assurait un revenu et une existence confortables.

Il plaque son job très bien payé pour devenir musher et vivre au milieu des huskies dans la montagne

Lorsque l’usine est rachetée par le puissant groupe Danone, il est envoyé à Évian, loin de sa femme, de ses enfants et de la région du Sancy dont il était tombé sous le charme des années auparavant, après y avoir séjourné en vacances.

Si sa vie professionnelle ne connaît aucun accroc, il commence à se demander si le jeu en vaut bien la chandelle. Ses proches sont loin, son travail l’accapare énormément et le mal du pays se fait de plus en plus ressentir.

Il décide alors dans un premier temps de renoncer à ce poste à Évian pour retourner au Mont-Dore.

« On avait fait construire un chalet, on était amoureux d’ici (le Sancy), ma femme avait le projet de monter une ferme pédagogique donc je voulais renter », raconte-t-il ainsi à nos confrères de La Montagne.

Mais une fois revenu, il retrouve au bout de quelques temps son ancien travail à l’usine d’embouteillage et constate très vite qu’il est en train de reproduire le même schéma.

Le constat est terrible pour lui, il n’est pas heureux !

C’est alors qu’il se décide à faire ce que beaucoup ont déjà rêvé sans jamais osé franchir le pas: il plaque tout du jour au lendemain ! Nous sommes alors en 2006 et Jean-François est âgé d’une cinquantaine d’années.

Lorsqu’il dépose sa lettre de démission sur le bureau de son grand patron, celui-ci lui dit qu’il a le courage que lui n’a jamais eu. Il ne regrettera jamais ce départ.

Dans la foulée, il passe son diplôme d’état de… musher (Meneur de chiens de traîneau), un rêve qu’il fleurissait depuis toujours.

« J’ai été élevé avec des chiens de chasse, dans le Charolais et j’ai toujours eu un chien avec moi. J’avais même quatre huskies à Évian donc c’est ce qui est ressorti », confie-t-il, toujours dans les colonnes de La Montagne.

Si les premières années sont difficiles, notamment sur le plan financier - la famille ne peut compter que sur les seuls revenus de la ferme pédagogique de sa femme -, le rêve de Jean-François va peu à peu prendre forme.

Et après cinq années marquées par les journées interminables de dur labeur, le couple entrevoit enfin le bout du tunnel. L’activité de musher commence à devenir rentable mais surtout, l’ancien directeur d’usine à qui tout réussissait se sent enfin épanoui.

« Je bénéficie d’une liberté que je n’avais pas auparavant », acquiesce-t-il ainsi.

Désormais, il passe l’essentiel de ses journées avec ses huskies et fait partager sa passion avec des groupes scolaires, mais aussi des personnes en situation de handicap ou encore des jeunes en réinsertion.

Il est même devenu il y a quelques années le maire de Murat-le-Quaire, commune d'environ 500 habitants où il s’est installé avec sa femme.

Tout plaquer pour réaliser son rêve aura donc été la meilleure décision de sa vie.

« Mon moment préféré, c’est quand je lâche les chiens ici. Je joue avec mes potes. C’est le bonheur à l’état pur. », conclut-il.

Source : La Montagne