Voici le plus petit mammifère marin du monde, le plus rare, et probablement aussi le plus mignon... Et à cause de la pêche illégale, il n'en reste plus aujourd'hui que 26

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Depuis quelques mois, c'est l'hécatombe. Ils n'arrêtent pas de mourir, et chaque nouveau recensement semble se transformer pour eux en un véritable et terrifiant compte à rebours jusqu'à leur disparition finale. Eux ? Les marsouins du pacifique, de paisibles et magnifiques créatures marines au rostre arrondi et aux yeux contourés de noir, qui ne vivent que dans une zone bien spécifique du golfe de Californie. Localement, au Mexique, ils sont appelés « vaquitas marinas », ce qui signifie « petite vache des mers ».

Il s'agit tout simplement du plus petit cétacé du monde, et aussi d'un des animaux marins les plus vulnérables. En fait, depuis la récente extinction du dauphin du Yangtsé, en Chine, il s'agit actuellement du mammifère marin le plus menacé au monde. Un triste record : au tout dernier comptage, il n'en reste que... 26.

Ovaciones


En 1997, il restait encore une population d'environ 600 individus. En 2015, leur nombre était déjà passé à 60. Un an plus tard, fin 2016, la population avait déjà été réduite de moitié et il n'en subsistait plus que 30. À peine les résultats de ce dernier comptage avaient-ils été publiés, en février 2017, que 4 nouveaux individus avaient déjà péri, réduisant encore leur nombre. Aujourd'hui, la CIRVA, le Comité International pour la Préservation du Marsouin du Pacifique, n'en dénombre plus que 26.

En cause : les filets dérivants destinés à la pêche d'un poisson, le totoaba. Ce poisson, lui-même en voie d'extinction, est pêché de mannière illégale et exporté le plus souvent en Chine, où sa vessie natatoire est considérée comme un mets de choix. Un business juteux, qui se fait au détriment des deux espèces : ces filets étant laissés à dériver en pleine mer, dans les lieux où s'ébattent les marsouins.

Si les filets de pêche causent une bonne partie des morts, la pollution, le bruit des moteurs et la prospection pétrolière font également peser de graves menaces sur cette espèce.

DR/ via naturaleza-mexicana

Au vu de la réduction dramatique des effectifs, la branche mexicaine de l’ONG Fonds mondial pour la nature (WWF) estimait récemment être « en train de perdre la bataille pour sauver le marsouin du Pacifique ».

Est-il vraiment déjà trop tard pour sauver ce magnifique animal ? Seul l'avenir nous le dira.
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