Depuis le 1er décembre, le harcèlement scolaire est officiellement un délit et les harceleurs seront punis

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Ce mercredi 1er décembre, l’Assemblée nationale a validé la proposition de loi demandant que le harcèlement scolaire soit reconnu comme un délit. Les harceleurs pourront désormais encourir de lourdes peines.

En moyenne, un enfant sur 10 est harcelé à l’école. Ce phénomène inquiétant et dangereux a pris de l’ampleur ces dernières années à cause des réseaux sociaux. Désormais, le harcèlement scolaire continue à la maison, quand les enfants sont rentrés de l’école, à travers les écrans. Une pression constante pèse sur les épaules des enfants, et les réseaux sociaux peuvent permettre aux harceleurs de préparer des vagues de harcèlement sur leurs victimes.

Au sein de l’Éducation nationale, un programme intitulé « Phare » est en cours d’expérimentation dans plusieurs académies. Ce programme a pour but de lutter contre le harcèlement scolaire. Jusqu’à ce mercredi 1er décembre, le gouvernement français n’avait pas pris clairement position sur la question.

Le harcèlement scolaire devient un délit

Il y a quelques jours, la proposition de loi sur le harcèlement scolaire, du député Erwan Balanant, a été validée en première lecture à l’Assemblée nationale. Les élus ont voté à l’unanimité pour que le harcèlement scolaire soit considéré comme un délit.

« En se proposant de légiférer sur une telle question, les représentations de la nation envoient un message d’une grande puissance », a déclaré Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation nationale.

Crédit photo : Rawpixel.com / Shutterstock

Dorénavant, les cas de harcèlement scolaire répondront à un statut juridique précis. Ce délit concernera à la fois les élèves harceleurs, mais aussi les adultes qui travaillent dans les établissements scolaires et universitaires.

De la prison et une amende pour les harceleurs

En cas de harcèlement, les coupables encourront de lourdes peines. Le harcèlement scolaire pourra être puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende lorsqu’il causera une incapacité totale de travail inférieure ou égale à huit jours. Pour les cas les plus graves, où la victime se suicide ou tente de mettre fin à sa vie, le ou les harceleurs écoperont de 10 ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende.

En plus de cette nouvelle mesure, Emmanuel Macron a annoncé le développement d’une application qui viendra en aide aux victimes de cyberharcèlement. Cette application permettra de renforcer le contrôle parental, et proposera plus de lieux d’écoute pour aider les jeunes victimes.

Source : Les éclaireuses
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