Prisés par les milliardaires qui les domestiquent, les guépards sont menacés d'extinction

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Les guépards sont aujourd’hui menacés d’extinction car les milliardaires font des pieds et des mains pour en posséder, contribuant ainsi à l’expansion du braconnage et des trafics.

Le guépard a beau courir à toute allure, sa vélocité ne lui permet plus d’échapper à son plus grand prédateur, l’homme !

Plusieurs associations tirent ainsi la sonnette d’alarme quant à la survie de l’animal qui pourrait prochainement disparaître, car… les plus fortunés se l'arrache afin de le domestiquer.

Crédit photo : GUDKOV ANDREY / Shutterstock

« Ce n’est qu’une question d’années avant qu’il n’y ait plus de guépards »

Une menace d’extinction bien réelle qui porte le sceau de la folie humaine des grandeurs. Cible du braconnage, la bête est en effet traquée pour être ensuite revendue de manière illégale, afin de satisfaire les envies démesurées de riches clients.

« Si vous faites le calcul (…), ce n’est qu’une question d’années avant qu’il n’y ait plus de guépards », affirme ainsi Laurie Marker, fondatrice du Fond pour la conservation des Guépards (CCF).

Il faut savoir que chaque année, pas moins de 300 jeunes guépards sont vendus hors du territoire somalilandais, qui constitue l’un de leur plus vaste habitat naturel en Afrique.

Au moins autant de spécimens adultes font l’objet de trafics illégaux, vivant en captivité loin des réserves naturelles de la Corne de l’Afrique.

Ces pratiques contribuent ainsi à l’extinction progressive de l’espèce à l’état sauvage et l'on estime que seuls 7 500 individus vivent aujourd’hui en liberté.

Environ un millier de guépards domestiques seraient ainsi devenus la propriété de personnes fortunées ces dernières années. C'est notamment le cas dans plusieurs monarchies pétrolières du Golfe, où posséder l’animal est synonyme de richesse et de pouvoir.

Si certains pays de la région - comme l’Arabie saoudite ou les Émirats Arabes Unis par exemple - disposent de lois interdisant la possession de guépards, ces dernières ne semblent pas ou peu respectées.

Face à cette situation, une seule solution s’impose aux yeux du CCF : la lutte contre le trafic !

Le message sera-t-il entendu ? Il en va de la survie de l’espèce !

Source : CNN
Afrique
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