Suspecté de faire travailler les enfants, Samsung est visé par deux plaintes à l'initiative de deux associations françaises

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Le leader mondial des smartphones, devant Apple, est épinglé pour faire travailler des enfants dans ses usines chinoises et sud-coréennes. En ce sens, deux associations ont décidé de porter plainte pour pratiques commerciales trompeuses contre Samsung et sa filiale française, dénonçant une « violation des droits humains ».

Crédit image : Shutterstock.com / Ivan Garcia

Le travail d'enfants est un sujet très sensible avec lequel un bon nombre d'ONG ne plaisantent pas. Et à raison. En ce sens et suite à des informations précieuses, les ONG Sherpa et Peuples Solidaires ont décidé de réitérer leur plainte à l'encontre du géant de l'électronique. En effet, en 2013, ces deux mêmes ONG avaient déjà tenté de dénoncer les pratiques illégales de la marque. Un dossier classé sans suite en 2014. Mais aujourd'hui, Sherpa et Peuples Populaires reviennent avec de nouveaux éléments à charge qui prouveraient que la marque a recours au travail des enfants en Chine et en Corée du Sud. Ces éléments proviendraient de l'ONG China Labor Watch qui s'est infiltrée dans les usines du groupe en Chine et en Corée du Sud.

« Nous dévoilons notre Code Global de Conduite à nos fournisseurs, clients et autres parties prenantes externes, tout comme à nos employés, via notre site internet de gestion éthique, et nous leur fournissons un canal qui leur permet de signaler toute violation des normes éthiques. Devenir l'une des entreprises les plus éthiques au monde ». En ce sens, l'entreprise insiste sur le point d'honneur qu'elle a à pratiquer la tolérance zéro pour le travail des enfants. Et pourtant, à écouter Sherpa et Peuples Solidaires, nous sommes bien loin de ce que la marque déclare sur son site. En s'infiltrant, parfois clandestinement dans les usines de Samsung en Chine, l'association China Labor Watch a pu identifier des adolescents de moins de 16 ans sur les chaînes de production et des ouvriers travaillant 12 heures par jour, six jours par semaine, ce qui est illégal en Chine.

La santé des employés en péril

En plus d'employer des enfants, l'entreprise mettrait la vie de ses employés qui travaillent dans les usines en danger car ils seraient exposés à du benzène (liquide incolore, d'odeur caractéristique, volatile, très inflammable et cancérigène) et à du méthanol. À cet effet, les associations plaignantes ont déclaré qu'elles demandent « à la justice de sanctionner cet écart inacceptable entre ces engagements éthiques et la réalité dans les usines telle que décrite par les ONG de terrain ».

Aujourd’hui, c'est près de 250 millions d’enfants qui travaillent dans le monde, dont plus de 150 millions dans des conditions dangereuses. Par ailleurs, chaque année, plus d’un million de ces enfants seraient victimes de la traite d’êtres humains.

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