De nos jours, mourir de chaud est un risque pour 30% de la population mondiale, le chiffre passera à 70% à la fin du siècle... si rien ne change !

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Depuis quelques jours, toute la France est touchée par de très fortes chaleurs ! Mais voilà une information qui devrait vous intéresser : selon une étude publiée le lundi 19 juin, les trois quarts de la population seraient exposés à des vagues de chaleurs mortelles d’ici 2100.

Cette étude, réalisée par un groupe de 18 chercheurs américains et britanniques, montre une nouvelle fois à quel point le réchauffement climatique nous concerne tous. Si les émissions de gaz à effet de serre ne diminuent pas d'ici là, près de 70% de la population serait exposée à des chaleurs potentiellement mortelles, contre 30% aujourd’hui.

Crédit photo : Un Indien profite de l'eau à cause des fortes températures / Shutterstock

L’équipe de chercheurs, qui provient principalement de l’université d’Hawaï, s'est documentée sur les cas de mortalité due à des vagues de chaleurs entre 1980 et 2014 pour en venir à cette conclusion. Ce sont 783 données de 164 villes qui ont été épluchées, dans lesquels on retrouve par exemple la canicule de 2003 qui avait causé la mort d’environ 70 000 personnes en Europe. Plusieurs facteurs ont été pris en compte, le taux d’humidité, la température… et ils ont réussi à démontrer que c'est la combinaison entre l’air ambiant et l’humidité qui provoque l’état d’hyperthermie et altère la capacité de thermorégulation.

Crédit photo : Un homme de profil en train de boire / Shutterstock

En effet, lorsque l’indice de chaleur (qui combine la température de l’air ambiant et l’humidité relative) est de 40 degrés, le corps essaye de se mettre au même niveau, une des possibilités pour éviter cela est de le refroidir (climatisation, s’hydrater…). Dépasser ce seuil n’est bien entendu pas mortel pour tout le monde. En général, ce sont les personnes âgées et les enfants qui sont les plus touchés en raison de leur isolement, leur fragilité ou du manque de ressources.

Parmi les zones les plus touchées par ce phénomène, les régions tropicales humides arrivent en première positions… Camilo Mora qui fait partie de l’équipe raconte : « une légère hausse des températures ou de l'humidité moyennes suffit à entraîner des décès. Mais la chaleur peut être meurtrière même sous des températures modérées inférieures à 30°C dès lors qu'elles sont combinées à une très forte humidité » !

Crédit photo : La population locale en train de prendre un bain sous le tuyau de service / Shutterstock

Cependant, toutes les régions du monde ne sont pas égales face aux hausses de températures, les chercheurs précisent que les régions tropicales seront les plus touchées en raison de la forte humidité. Pour autant, les chercheurs déclarent qu’il y a certaines limites à leur recherche. Notamment en ce qui concerne les incertitudes quant aux facteurs socio-économiques, démographiques, et le fait que les données ont été récoltées sur une période courte.

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