Un parc animalier détruit par la tempête Alex, un loup est mort et 7 autres sont portés disparus

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La catastrophe naturelle qui a touché le sud du pays a provoqué des dommages considérables, notamment dans un parc animalier de l'arrière-pays niçois.

Trois jours après le terrible passage de la tempête Alex, qui a provoqué d’importantes inondations dans les Alpes-Maritimes, la ville de Saint-Martin-Vésubie panse ses plaies et ne peut que constater l’ampleur des dégâts.

Située à environ 65 kilomètres de Nice, ce village d’à peine 1 400 âmes a en effet payé un lourd tribut suite aux crues dévastatrices qui ont emporté près de 40 maisons, provoquant l’évacuation d’urgence de plus de 200 personnes.

« Il y a au moins un loup mort et sept loups noirs du Canada sont recherchés », après la destruction du Parc Alpha

Le territoire de la commune sinistrée abrite également le parc à loups Alpha qui n’a pas non plus été épargné. Ravagé par les eaux, l’établissement déplore notamment la mort d’une de ses bêtes et la disparition de plusieurs autres.

« Il y a au moins un loup mort (…) sept loups noirs du Canada sont recherchés », a ainsi indiqué l’Office français de la biodiversité.

Avant d’être ravagé par la tempête, le parc comptait 13 loups issus de trois meutes différentes : des loups du Canada, des loups blancs d’Alaska et des loups gris d’Europe centrale.

Le loup retrouvé mort était « un loup arctique », peut-on lire sur la page Facebook du Syndicat mixte pour le développement de la vallée de la Vésubie, qui gère le parc.

« Tout n’est pas détruit, même si le parc a subi de gros dégâts sur certaines zones. Des enclos sont encore intacts avec les loups et les chamois en bonne santé. On a pu les nourrir et ils sont calmes », a par ailleurs précisé le syndicat.

Quant aux sept loups du Canada qui ont fui après la destruction de leur enclos, leur sort inquiète les patrons du parc.

Tôt ce mardi, deux agents de l’Office français de la biodiversité et un vétérinaire des pompiers sont partis en hélicoptère pour tenter de retrouver les animaux, dont certains ont été aperçus « entre Saint-Martin-Vésubie et le Boréon ». « La priorité, c’est de les localiser et de les capturer au fusil hypodermique », a expliqué Éric Hansen, le directeur régional de l’OFB.

Les animaux échappés « ont l’habitude qu’on les nourrisse » et ils pourraient très vite se retrouver en danger car, seuls dans la nature et livrés à eux-mêmes, leur survie est menacée.

Leur fuite pourrait en outre les amener à croiser la route d’autres loups sauvages de races différentes, peuplant la zone du parc naturel du Mercantour. Des rencontres fortuites qui pourraient « produire des hybridations ».

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