Vers quels médicaments se tourner avec la pénurie de Doliprane ?

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Alors que le Doliprane est une denrée rare - covid oblige - en ce moment chez les pharmaciens, on vous explique quelles peuvent être les alternatives à ce médicament.

Vous l’avez peut-être remarqué mais beaucoup de pharmacies sont actuellement confrontées à une pénurie de Doliprane.

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Les stocks s’épuisent et cette situation liée à la recrudescence des cas de Covid-19, provoquée notamment par l’apparition du très contagieux variant Omicron, suscite parfois de l’inquiétude chez certains Français, qui ont pour habitude d’utiliser ce médicament des laboratoires Sanofi pour soigner des petits bobos tels que les maux de tête ou les fièvres tenaces par exemple.

Mais que ces derniers se rassurent, cette rupture de stock ne doit pas être perçue comme une fatalité et il existe d’autres alternatives au Doliprane.

Crédit photo : istock

En ces temps de pénurie, quelles sont les alternatives au Doliprane ?

Tout d’abord, il faut savoir que ce médicament très populaire a pour principe actif le paracétamol, dont la production ne se fait plus en France depuis 2008, ce qui explique par ailleurs ces pénuries, alors que le Covid-19 continue de sévir et que l’épidémie de grippe fait des ravages.

Chaque année, 422 millions de boîtes contenant ce principe actif sont vendues dans l’hexagone, ce qui en fait la substance active la plus consommée dans le pays. Un succès qui s’explique par le fait que le paracétamol ne contient que très peu de contre-indications.

Et si le Doliprane reste la marque la plus plébiscitée par les Français, on peut tout à fait se tourner vers d’autres antalgiques (anti-douleur) ou antipyrétiques (anti-fièvre) aux effets similaires.

Ainsi, pas moins d’une trentaine de médicaments adaptés à tous les âges et sous différentes formes pharmaceutiques (comprimés, gélules, suppositoires ou encore poudres pour solutions buvables). Les deux plus connus étant l’Efferalgan et le Dafalgan, tous deux fabriqués par le laboratoire UPSA.

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Vous pouvez également vous tourner vers d’autres médicaments au paracétamol produits par des marques de laboratoires génériques tels que Biogaran ou encore Mylan.

Enfin, rien ne vous empêche d’utiliser l’alternative ibuprofène. Néanmoins, ce médicament comme chaque anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) vendu sans ordonnances (aspirine, advilcaps, ou encore Nurofen) peut provoquer des irritations de l’estomac, ce qui n’est pas le cas du paracétamol, comme l’explique la revue Vidal.

Les AINS sont par ailleurs contre-indiqués pour les femmes enceintes à partir du 6e mois de grossesse et l’Agence nationale du médicament indique qu’il ne faut jamais en prendre deux en même temps.

Nous vous rappelons que les antalgiques à base de paracétamol restent des médicaments. Ils ne sont donc pas à prendre à la légère, même si une consommation raisonnable s’avère sans risque. Gardez néanmoins à l’esprit qu’un surdosage peut entraîner de sérieuses lésions au foie et parfois même conduire au décès dans certains cas.

Chez l’adulte, la dose maximale en l’absence d’avis médical est de 1 gramme par prise, trois fois par jour, toutes les 6 heures.

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