Le cinéaste Jean-Luc Godard est décédé à l'âge de 91 ans

Bouton whatsapp

On apprend aujourd'hui le décès de l'un de plus grands réalisateurs français Jean-Luc Godard.

Le cinéma français est en deuil !    

À voir aussi

Le réalisateur franco-suisse Jean-Luc Godard est décédé ce mardi 13 septembre à l'âge de 91 ans, ont annoncé nos confrères de Libération sans toutefois préciser les causes du décès.

Crédit photo : Wikimedia Commons

Digne représentant de la « Nouvelle Vague » et auteur de films à succès comme « À bout de souffle » (1960), « Le Mépris » (1963) ou encore « Pierrot le Fou » (1965), ce cinéaste complet, aussi bien réalisateur que scénariste ou encore dialoguiste, aura marqué de son empreinte l'histoire du septième art en France.

Jean-Luc Godard a tiré sa révérence à l'âge de 91 ans

Né à Paris en 1930, Jean-Luc Godard fut d'abord critique, notamment pour « Les Cahiers du Cinéma », avant d'embrasser une carrière de cinéaste accompli, démarrée en 1958 lorsqu'il coréalise le film « Une histoire d'eau » aux côtés de la légende François Truffaut.

C'est au cours de la décennie 1960 en pleine « Nouvelle Vague » qu'il va se révéler et devenir l'un des plus grands réalisateurs français. Avec son premier véritable film « À bout de souffle », sorti en 1960, il accède en effet à la renommée. Considéré comme un classique du cinéma français, ce long-métrage porté par l'acteur Jean-Paul Belmondo permet ainsi à Jean-Luc Godard d'être propulsé sur le devant de la scène, obtenant la reconnaissance de tout un milieu.

Commence alors un cercle vertueux marqué par une prolifique production de films dont certains mettront en vedette celle qui deviendra sa muse puis sa femme (1961-1965), Anna Karina. L'actrice franco-danoise tournera ainsi pour Godard dans « Le Petit Soldat » (1960), « Une femme est une femme » (1961), « Vivre sa vie » (1962), « Bande à part » (1964), « Pierrot le Fou » (1965), « Alphaville » (1965) ou encore « Made in USA » (1966).

Jean-Luc Godard et Anna Karina. Crédit photo : Flickr

Jusqu’au milieu des années 70, Jean-Luc Godard va rencontrer un important succès tournant avec les plus grands, dont le duo Yves Montand-Jane Fonda qu'il dirige dans le classique « Tout va bien », film consacré aux événements de mai 68, sorti en 1972.

En 1976, alors au sommet de sa gloire, Jean-Luc Godard surprend son monde en faisant une pause dans sa carrière, pour se consacrer à des projets en collaboration avec l’Institut national de l'Audiovisuel.

Il revient derrière la caméra avec « Sauve qui peut » (1979) avant de réaliser l'un de ses films les plus connus, « Passion » en 1982. Dans ce dernier, il dirige l'actrice Myriem Roussel avec laquelle il retravaillera de nouveau et notamment dans « Je vous salue, Marie », sorti en 1985

Parallèlement, il se consacre pendant 12 ans à l'un des grands projets de sa vie, intitulé « Histoire(s) du cinéma », une série de films tournés entre 1988 et 1998.

Les deux décennies suivantes seront bien moins prolifiques mais cela ne l'empêchera pas d'être récompensé par deux fois au Festival de Cannes. Il remporte ainsi le prix du Jury en 2014 pour « Adieu au langage » puis une Palme d'or spéciale en 2018 avec « Le Livre d'image ». 

Avec son décès, c'est une page de l'histoire du cinéma qui se tourne !

Crédit photo : Flickr

Bouton whatsapp
Recevez le meilleur de l'actu de Demotivateur par mail !
En renseignant votre adresse email, vous acceptez de recevoir notre newsletter