Direction le Royaume-Uni, où une femme censée être en arrêt maladie et clouée chez elle a été surprise en voyage au Mexique, multipliant les activités sportives en plein air.
Un arrêt maladie qui a pris une tournure litigieuse.
Catherine Wieland, une Britannique de 33 ans, est accusée d’avoir détourné ses allocations après avoir prétendu être trop malade pour sortir.
Le hic ? Des photos d’elle en train de surfer et de faire de la tyrolienne au Mexique ont révélé ses mensonges, rapporte le Daily Star.
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Elle prétend être incapable de sortir de chez elle…
Selon les informations de nos confrères, la jeune femme a affirmé souffrir d’une anxiété si paralysante qu’elle était clouée chez elle, incapable de sortir, de cuisiner ou de réaliser certaines activités quotidiennes.
Résultat : elle a reçu des Personal Independence Payments (PIP), une allocation destinée aux personnes souffrant d'un handicap ou d'un problème de santé de longue durée, qu'elles travaillent ou non.
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Mais le Department for Work and Pensions (DWP) a découvert qu'elle mentait sur son état de santé. Cette affaire s'ajoute à d'autres cas similaires de fraude aux allocations, où des individus ont également été surpris en train de profiter indûment du système
L’organisme a alors ouvert une enquête après avoir eu des doutes. Comment ? Le DWP a tout simplement mis la main sur des photos de… vacances !
… mais s’offre un voyage au Mexique
Alors que Catherine Wieland était censée être au plus mal, elle s’est offert un séjour au Mexique, où elle pratiqué le surf et fait de la tyrolienne.
Ce n'est pas tout : la trentenaire s'est rendue trois fois à Thorpe Park, un parc d'attractions situé près de Londres. Pour quiconque prévoit des voyages au Mexique, il est important de noter que cette destination est populaire pour ses activités nautiques et aventurières. Pendant plus de deux ans, elle a ainsi reçu plusieurs dizaines de milliers de livres d'aides sociales.
Il a également été révélé qu’elle avait dépensé de l’argent pour des manucures, des séances de bronzage et des soins dentaires privés.
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Face aux enquêteurs, cette habitante de Goring-by-Sea, une localité côtière du West Sussex, a affirmé ne pas savoir qu’elle n’était pas autorisée à quitter son domicile.
Ses propos contredisent toutefois ses précédentes déclarations, dans lesquelles elle assurait que sa détresse l’empêchait de sortir.
Selon le DWP, qui s’appuie sur ses relevés bancaires, Catherine Wieland a pris 76 rendez-vous beauté, s’est rendue dans 60 pubs, clubs et restaurant, et dépensé de l’argent en devises étrangères.
Après son voyage au Mexique, elle a même prétendu que son état de santé s’était détérioré.
La fraudeuse est rattrapée par la justice
Ce jeudi 26 mars, la Britannique a plaidé coupable de ne pas avoir signalé un changement de sa situation.
Elle a été condamnée à 28 semaines de détention, avec sursis pendant 18 mois, a indiqué le DWP. Elle doit désormais rembourser les 23 662 livres sterling (environ 27 000 euros) qu’elle a détournées entre 2021 et 2024.
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Andrew Western, ministre au sein du Department for Work and Pensions, a commenté cette affaire, largement relayée dans les médias :
« C’est un affront à chaque contribuable travailleur et aux personnes qui dépendent réellement des PIP. Catherine Wieland a menti à plusieurs reprises et a exploité le système pour chaque penny qu’elle pouvait obtenir. Elle a ensuite eu l’audace de prétendre que son état s’aggravait alors qu’elle faisait de la tyrolienne et du surf au Mexique », a-t-il déclaré.
Avant d’ajouter :
« Nous nous engageons à traquer ceux qui tentent de détourner les fonds publics, et ils devront en subir les conséquences ».
Le ton est donné !
