Sur un vol reliant Djeddah à Genève, un passager revenant d’un pèlerinage à La Mecque est décédé subitement dans l’avion. Le reste du trajet s’est fait dans une atmosphère morbide.
Les trajets en avion peuvent parfois prendre une tournure étrange, notamment parce que l’espace en huis clos, à plusieurs mètres d’altitude, rend les situations délicates encore plus compliquées à gérer.
C’est malheureusement ce qui est arrivé, le 24 mars dernier, sur un vol reliant Djeddah, en Arabie Saoudite, et Genève, en Suisse. Selon Blick, un passager revenant d’un pèlerinage à La Mecque est subitement décédé durant le trajet.
Parmi les voyageurs, Selim, un habitant du canton de Vaud âgé d’une trentaine d’années, a témoigné auprès du média suisse. Il raconte notamment le moment où il a compris qu’un drame était arrivé dans l’avion.
Après plusieurs heures de vol, il remarque une agitation inhabituelle dans l’appareil. Un passager est invité à changer de place et l’équipage installe sur une rangée de sièges un grand sac mortuaire noir contenant le corps d’un voyageur décédé quelques instants plus tôt. Le défunt est alors placé à quelques dizaines de centimètres seulement de Selim durant les trois dernières heures du trajet.
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L’homme décédé serait un Français originaire de la région lyonnaise. Très malade, il aurait souhaité accomplir son pèlerinage avant sa mort. Son neveu, qui voyageait avec lui, a été entouré par les autres passagers. Plusieurs voyageurs lui ont présenté leurs condoléances tandis qu’un imam lui expliquait les démarches à suivre après l’atterrissage. Malgré l’émotion, Selim décrit une atmosphère de solidarité et de respect dans la cabine.
Un drame extrêmement rare en avion
À l’arrivée à Genève, les passagers n’ont pas été autorisés à débarquer immédiatement. Des policiers et des médecins sont montés à bord afin de constater le décès et de recueillir les premiers éléments. Les voyageurs ont ensuite été dirigés vers une zone d’attente de l’aéroport pendant que les autorités vérifiaient les circonstances du décès. Selon le témoin, ils ont finalement pu poursuivre leur parcours après confirmation du caractère naturel de la mort.
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L’aéroport de Genève confirme que ce type d’événement reste rare. Les décès en vol représentent une infime proportion des incidents médicaux recensés dans l’aviation civile mondiale. Selon une étude citée par l’IATA, les décès à bord restent exceptionnels : environ 0,15 décès par million de passagers transportés, soit quelques centaines de cas par an dans le monde parmi des milliards de voyageurs.
Au mois de mars dernier, une passagère d’un vol entre Hong Kong et Londres est décédée peu après le décollage. Pendant les 13h de trajet, l’équipage avait conservé le corps dans la cuisine chauffée de l'appareil, laissant planer une odeur nauséabonde pendant tout le vol.
