Ce retraité de 79 ans touche 1 038 euros par mois après 49 ans de carrière : il a vécu quatre mois dans sa camionnette faute de pouvoir payer un loyer

À l’aube de ses 80 ans, un retraité vit dans sa camionnette pour une raison déchirante : sa pension ne lui permet pas de payer un loyer.

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Toucher une retraite tous les mois ne suffit pas toujours à garder un toit au-dessus de sa tête. Lorsque le budget est serré, retrouver un appartement après la fin d’un bail peut devenir un véritable casse-tête. Et pour certains seniors, cette recherche prend une tournure particulièrement difficile, bien loin de la tranquillité espérée après une vie de travail.

Chez nos voisins espagnols, l’histoire de Joan Gálvez fait froid dans le dos. Ce retraité, présenté comme étant sur le point de fêter ses 80 ans, a raconté à Antena 3, dans un reportage publié le 21 juin 2026, comment il s’était retrouvé à vivre dans sa camionnette. Son témoignage a ensuite été repris par El Español. Après 49 ans de travail, sa pension ne lui permettait pas de trouver un logement à sa portée.

À presque 80 ans, il a vécu dans sa camionnette faute de moyens

Le septuagénaire n’avait pas prévu de passer sa retraite sur les routes. S’il a transformé son véhicule en lieu de vie, c’est parce qu’il ne trouvait pas d’appartement compatible avec ses revenus. Derrière cette camionnette, il y a donc une recherche de logement qui n’aboutit pas et une question très concrète : comment payer un loyer tout en gardant suffisamment d’argent pour vivre ?

Sa situation a basculé lorsque la propriétaire de son appartement lui a annoncé qu’elle ne renouvellerait pas son bail. Il lui fallait quitter les lieux et trouver une autre adresse. Pour quelqu’un disposant d’un petit budget, ce changement peut tout remettre en cause : avoir réussi à payer son ancien logement ne signifie pas que l’on pourra en retrouver un autre au même prix.

Joan Gálvez avait pourtant commencé à travailler dès l’âge de 14 ans. Au total, il fait état de 49 années de travail. Presque un demi-siècle d’activité, qui ne lui a pas permis d’aborder cette recherche avec les moyens nécessaires. Selon le montant rapporté par El Español, sa pension s’élève à 1 038,77 euros par mois. Une somme avec laquelle il doit faire face à ses dépenses quotidiennes, logement compris.

Le retraité avait également entrepris des démarches pour accéder à un logement à prix encadré. Le reportage d’Antena 3 précise qu’au moment de son témoignage, il était inscrit depuis trois ans sur une liste d’attente pour un logement dit « de protection officielle ». Mais cette démarche n’avait pas encore débouché sur une solution. En attendant, il lui fallait bien trouver où dormir.

Sa camionnette est alors devenue un refuge pendant plusieurs mois. Elle lui permettait aussi de se déplacer pour élargir ses recherches à travers la Catalogne. Son objectif restait le même : dénicher un appartement dont il pourrait payer le loyer avec sa retraite. Il ne cherchait donc pas seulement une solution pour passer la nuit, mais un endroit où pouvoir s’installer durablement.

Au fil de ses recherches, Joan Gálvez dit avoir parcouru plus de 3 000 kilomètres. Un chiffre qui donne la mesure des déplacements effectués pour tenter de retrouver un toit. Hélas, malgré ce parcours, il expliquait n’avoir trouvé aucun appartement qu’il puisse payer. Le problème n’était pas de manquer d’envie de chercher : les logements rencontrés restaient hors de portée de son budget.

Cette difficulté s’inscrit dans un contexte plus large. Dans une étude présentée le 5 juin 2026, la Fondation BBVA et l’Institut valencien de recherches économiques soulignent les tensions provoquées par le manque de logements en Espagne. Les auteurs expliquent que la faiblesse de l’offre, face à l’augmentation du nombre de ménages, contribue à la hausse des prix et pénalise particulièrement les personnes aux revenus modestes.

Selon cette étude, les dépenses de logement, qui comprennent notamment l’eau et l’énergie, représentent environ 34 % des revenus disponibles pour les ménages qui louent aux prix du marché. Pour les propriétaires qui n’ont plus de crédit immobilier à rembourser, cette proportion descend à 9,9 %. Derrière ces moyennes, les situations sont très différentes. Elles rappellent néanmoins qu’une retraite ne laisse pas la même marge de manœuvre selon que l’on doit ou non payer un loyer.

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Une pension de retraite insuffisante pour louer un appartement

Après ces mois de galère, le retraité a tout de même reçu un coup de pouce bienvenu. Un syndicat lui a proposé un appartement de 32 mètres carrés. Au moment du témoignage, il disposait donc d’un toit et avait pu quitter sa camionnette. Cette aide lui offrait une solution temporaire, même si elle ne mettait pas fin à sa recherche d’un logement qu’il pourrait financer lui-même.

« J’ai eu beaucoup de chance parce que le syndicat m’a proposé cet appartement. Il fait 32 mètres carrés, il est bien, mais j’aimerais en trouver un que je puisse payer moi-même, je ne veux déranger personne », expliquait-il, selon la traduction de ses propos.

Son souhait est simple : retrouver son indépendance. Il ne s’agit pas seulement d’avoir une adresse pour quelque temps, mais de savoir qu’il pourra y rester en assumant le loyer. L’hébergement proposé répond à l’urgence. Pour envisager la suite plus sereinement, Joan Gálvez continue cependant de chercher une solution adaptée à ses moyens.

Le retraité indique ne pas pouvoir consacrer plus de 450 euros par mois à un appartement. Rapporté à la pension de 1 038,77 euros mentionnée par El Español, ce plafond représente déjà environ 43 % de son versement mensuel. Après un tel loyer, il resterait 588,77 euros sur cette somme pour toutes les autres dépenses. Ce calcul donne une idée de la marge disponible, sans prétendre reconstituer l’ensemble de son budget.

Car une fois le loyer payé, la vie quotidienne continue. Il faut encore pouvoir se nourrir, se déplacer et régler les dépenses qui ne sont pas comprises dans la location. On comprend ainsi pourquoi le plafond annoncé par le retraité compte autant dans ses recherches : chaque euro supplémentaire consacré au logement réduit ce qui reste pour le reste du mois.

Les difficultés à boucler son budget concernent aussi d’autres locataires espagnols. D’après une analyse de l’Observatoire du logement abordable de Provivienda, fondée sur l’enquête espagnole sur les conditions de vie de 2025, un ménage sur trois louant aux prix du marché déclare arriver en fin de mois avec difficulté ou beaucoup de difficulté. Ces données concernent l’ensemble de ces locataires, et pas uniquement les retraités.

Pour Joan Gálvez, cette épreuve reste d’autant plus difficile à accepter qu’elle survient après une longue vie professionnelle. Il ne pensait pas devoir se préoccuper à cet âge de l’endroit où il dormirait le lendemain. Son témoignage rappelle combien la perte d’un logement peut fragiliser une personne, même lorsqu’elle perçoit des revenus réguliers et a travaillé pendant des décennies.

Au moment de raconter son histoire, le retraité gardait pourtant le même objectif : trouver un appartement à sa portée et pouvoir en payer lui-même le loyer. Le logement temporaire lui a permis de sortir de sa camionnette, mais la recherche d’une solution durable restait ouverte. On croise les doigts pour qu’il puisse enfin retrouver la tranquillité sous son propre toit !

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Jenna Barabinot

Au sujet de l'auteur :

Rédactrice web passionnée avec 5 ans d'expérience et plus de 1850 articles à son actif, Jenna Barabinot assure pour Demotivateur le suivi de l'actualité Entertainment, des célébrités et des faits de société. Véritable experte de la thématique canine et de la cause animale, elle allie une plume rigoureuse à un storytelling engagé. Sa polyvalence lui permet de décrypter les tendances de la culture pop tout en traitant avec humanité les sujets de société qui font l'actualité.