Cet été, pendant les épisodes de canicule, les Français ont beaucoup souffert de la chaleur, que ce soit à l’extérieur mais aussi chez eux. 2 Français sur 3 ont été inquiets pour la santé de leurs proches et il était difficile, voire parfois impossible, de diminuer la température à l’intérieur d’un appartement.
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Ainsi, certains logements sont devenus des bouilloires thermiques. La chaleur était insupportable, dépassant parfois les 30 degrés.
Sanctionner les propriétaires
En conséquence, la ville de Lyon a pris une mesure forte. Grégory Doucet, le maire écologiste de la ville, a décidé que la chaleur excessive ferait désormais partie des critères de salubrité des logements. Jusqu’à présent, les inspecteurs vérifiaient la présence de moisissures, de plomb ou d’amiante, ainsi que le risque électrique. Dorénavant, ils sanctionneront le manque d’épiquements anti-chaleur.
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S’il fait trop chaud à l’intérieur d’un logement, celui-ci sera jugé insalubre.
“Il faut se préparer à ce que l’été 2026 soit l'un des étés les plus frais que l’on vivra pour le restant de nos vies. L’annonce du maire de Lyon vient un peu en prologue de ce travail que l’on doit mener collectivement pour adapter notre ville. Il faut que l’on agisse beaucoup plus vite parce que sinon, Lyon, dans 10, 15 ou 20 ans, va être difficilement vivable dans des périodes qui seront probablement plus chaudes et plus longues que ce que l’on a déjà vécu cet été”, a indiqué Antoine Jobert, maire adjoint à l’habitat, à France Info.
Une première en France
Cette mesure va obliger les propriétaires à faire des travaux pour réduire la chaleur dans leur logement. Ils devront en priorité installer des volets et des brasseurs d’air. S’ils ne le font pas, ils s’exposeront à des amendes. Cette nouveauté est en lien avec cette pétition contre les logements bouilloires, qui incitaient les locataires à ne pas payer leur loyer en cas de chaleur excessive.
Lyon est la première ville de France à mettre en place une telle initiative. Pour aller plus loin, la mairie de la ville souhaiterait la création d’une loi au niveau national, afin de protéger la santé des locataires et supprimer définitivement les bouilloires thermiques.
