Elle laisse son appartement pour une maison de trois chambres à 12 minutes de la plage : voici combien sa famille dépense chaque mois à Trinité-et-Tobago

Dans un blog, une Américaine raconte le confort de vie qu’elle peut s’offrir, à moindre frais, avec sa famille à Trinité-et-Tobago.

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Dans un blog, une Américaine raconte le confort de vie qu’elle peut s’offrir, à moindre frais, avec sa famille à Trinité-et-Tobago.

Alors qu’elle menait une vie très confortable à Atlanta, aux États-Unis, Chantel Henry a revu ses priorités lorsqu’elle a rencontré l’homme de sa vie, originaire de Trinité-et-Tobago. Toute la famille s’y est installée et la mère de deux enfants n’aurait pas imaginé un plus bel endroit pour reconstruire sa vie.

Dans une tribune sur le média CNBC Make It, l’Américaine raconte avoir rencontré son mari en 2013 lors d’un congrès professionnel. Une rencontre qu’elle qualifie de coup de foudre. À l’époque, elle menait une carrière à Atlanta en tant que consultante en médias, travaillant avec des joueurs de la NFL et de la NBA.

“J’adorais le glamour et le rythme effréné de la ville. Mais lorsque j’ai rencontré l’homme que j’allais épouser, mes priorités ont changé. Je ne voulais plus d’une vie axée sur l’image, le statut social et la nécessité d’être toujours « à fond ». Je voulais un foyer qui m’apporte la sérénité. Et à terme, je souhaitais élever mes enfants dans un endroit où la vie serait plus ancrée dans la réalité.”

Le coup de foudre pour Trinité-et-Tobago

Avant leur mariage, son mari l’invita à découvrir son pays natal. Même si elle était prête à le suivre n’importe où, il voulait s’assurer qu’elle sache dans quel pays elle mettait les pieds. À Trinidad, elle a senti que la famille occupait une place très importante et que la communauté dégageait beaucoup de confiance et de chaleur.

“Les enfants saluaient les adultes en disant « Bonjour, mademoiselle » ou « Bonjour, monsieur ». Il y avait de la chaleur et du respect dans les interactions quotidiennes.”

Chantel Henry, son époux et leurs deux enfantsCrédit photo : Chantel Henry / CNBC Make It

Le mariage du couple s’est alors déroulé sur l’île de Tobago. Réputée pour ses plages et ses paysages pittoresques, cette île leur a offert tout ce dont ils rêvaient, sans le coût exorbitant d’un grand mariage traditionnel aux États-Unis.

“Nous avions 18 invités et avons dépensé, si ma mémoire est bonne, moins de 3 600 euros. Au lieu de fleurs coûteuses, je portais un bouquet confectionné par ma mère. Elle avait utilisé des bougainvilliers que mon mari avait cueillis le matin même dans un buisson de l'autre côté de la route. C'était simple, magnifique et exactement ce que je voulais.”

Un coût de la vie beaucoup moins cher qu’aux États-Unis.

Décidée, Chantel quitte Atlanta pour ouvrir un nouveau chapitre dans sa vie, moins orienté sur sa réussite professionnelle et financière mais totalement sur sa famille et son bien-être. Et au-delà de la chaleur humaine ressentie sur les îles jumelles, Chantel découvre un coût de la vie beaucoup moins cher qu’aux États-Unis.

“À Atlanta, je conduisais une Mercedes-Benz. Aujourd’hui, je conduis un pick-up Chevrolet qui me coûte environ 360 dollars par mois, assurance comprise. Nous dépensons environ 18 euros par mois en électricité. Notre facture de téléphone et d’Internet s’élève à environ 67 euros par mois. Je payais autrefois 1 300 par mois pour un appartement d’une chambre à Atlanta. Nous avons acheté une maison de trois chambres en 2018 et notre mensualité de crédit immobilier s’élève désormais à 450 euros. Nous vivons à 12 minutes de la plage.”

Au total, Chantel explique que leurs dépenses mensuelles s’élèvent à environ 2 700 euros par mois pour leur famille de quatre personnes. À Trinité-et-Tobago, l’Américaine a changé de carrière, créant une entreprise pour aider d’autres personnes à trouver un foyer à l’étranger.

Chantel Henry et son épouxCrédit photo : Chantel Henry / CNBC Make It

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Ses enfants scolarisés à domicile

En tant qu’expatriée, son expérience lui permet de guider au mieux les nouvelles familles étrangères à s’installer à Trinité-et-Tobago. Pour les enfants, grandir dans un tel environnement est évidemment bénéfique. Non seulement les soins de santé sont plus accessibles qu’aux États-Unis, mais les activités extrascolaires sont nombreuses. Pour leur éducation, Chantel a choisi de leur faire l’école à la maison, transformant alors toute l’île en classe verte”.

“J'adore le fait que la vie quotidienne ici leur offre une éducation unique. Les sorties au marché local sont l'occasion d'apprendre le calcul mental, la gestion d'un budget, la négociation et la conversation. Nos enfants pratiquent actuellement huit activités extrascolaires, notamment musicales et sportives, pour un coût total d’environ 428 euros par mois.”

Le quartier où vit Chantel Henry à Trinité-et-TobagoCrédit photo : Chantel Henry / CNBC Make It

Si le cadre semble idéal pour sa famille, Chantel n’oublie pas que le déracinement a été compliqué pour elle. Entre l’absence de ses proches et de certaines commodités, elle a dû s’adapter. Elle souligne d’ailleurs avoir déjà vécu deux états d’urgence liés à la criminalité depuis son arrivée.

“Certains aspects de la vie aux États-Unis me manquent, comme prendre le train pour aller visiter Washington, D.C. ou New York. Il m’a également fallu un certain temps pour m’habituer à acheter des vêtements. Je renouvelle désormais ma garde-robe deux fois par an, au lieu de faire du shopping un week-end sur deux comme avant.”

Quand elle pèse le pour et le contre, le pour l’emporte largement : coût de la vie moins élevé, un accès à la nature, une vision plus large du monde et la flexibilité de l’enseignement à domicile.

Chantel Henry est la fondatrice d’Easy Life Abroad, où elle aide les familles à préparer leur installation à l’étranger. Elle partage davantage sur sa vie à Trinité-et-Tobago sur toutes les plateformes sous le pseudo @BecomeHerChantel.

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Jérémy Birien

Au sujet de l'auteur :

Journaliste et expert des médias digitaux avec plus de 15 ans d'expérience, Jeremy Birien collabore avec la rédaction de Demotivateur depuis plus de 10 ans. Diplômé de l'ISFJ avec un Master en Journalisme (Bac +5), il a forgé son expertise au sein de médias leaders tels que Melty et Jellysmack. Spécialiste des nouveaux formats d’information et ambassadeur voyage, il apporte son regard acéré et sa rigueur éditoriale pour décrypter l'actualité, les tendances de société et l'évasion. Son parcours académique et sa maîtrise historique de la ligne éditoriale de Demotivateur.

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