Ils quittent l'Angleterre pour vivre à Tokyo : leurs filles de 11 et 7 ans prennent le bus seules, même à la nuit tombée

Un couple n’a pas hésité à quitter sa vie en Angleterre pour s’installer à Tokyo afin d’offrir à ses filles une réelle autonomie en toute sécurité.

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Ces dernières années, certaines personnes font le choix de changer de mode de vie, à l’image de cette famille qui a tout quitté pour vivre dans une maison autonome au cœur de la forêt en Alaska.

De leur côté, les époux James et Morgan Ould, originaires du Royaume-Uni, ont décidé de s’installer au Japon. La raison ? Ils souhaitent élever leurs deux enfants dans un esprit d’autonomie que favorise le pays du Soleil-Levant. Pour d’autres familles, s’installer au Japon répond plutôt à un projet immobilier, comme pour ce père australien devenu propriétaire d’une ferme.

Dans un entretien accordé à Business Insider, ils reviennent sur cette expérience enrichissante.

Une famille quitte l’Angleterre pour s’installer à Tokyo

James Ould, un papa au foyer, et son épouse Morgan, cadre chez Amazon, sont les heureux parents de deux fillettes : Lillian et Esme. Depuis que la famille a emménagé à Tokyo en 2022, les deux sœurs, âgées de 11 et 7 ans lors du témoignage de février 2024, jouissent d’une grande liberté.

Il leur arrive parfois de rentrer seules de l’école en bus, alors qu’il fait déjà nuit, sans que cela inquiète personne. S’inspirant des parents japonais, James et Morgan adoptent une attitude relativement détendue vis-à-vis des allées et venues de leurs filles.

Selon le père de famille, les enfants nippons ont l’habitude de se rendre à l’école à pied, y compris sur de longues distances, et de prendre le train seuls.

« Dans ce pays, les enfants sont encouragés à être aussi autonomes que possible dès leur plus jeune âge », explique le Britannique.

La famille Ould à TokyoCrédit Photo : James Ould

Offrir une éducation favorisant l’autonomie aux enfants

En s’installant dans la capitale japonaise, les Ould voulaient permettre à Lillian et Esme de grandir dans un environnement sûr afin de développer leur autonomie. Une possibilité que le couple estimait ne pas avoir en Angleterre. Ici, les fillettes disposent de leurs propres cartes de transport, comme les adultes. Résultat : elles se sentent capables de se débrouiller seules.

Selon leur père, les enseignants japonais « découragent activement les parents d'accompagner leurs enfants en classe ». Il ajoute que de nombreux élèves se voient confier des tâches ménagères le matin afin de développer leur sentiment d'accomplissement et leur sens des responsabilités.

Lillian et Esme peuvent utiliser leurs cartes de transport dans les magasins et dans les distributeurs automatiques. Une fonction qui les amuse beaucoup.

« Elles adorent ça, car elles savent que nous leur faisons confiance pour l'utiliser de manière responsable », détaille James.

La suite après cette vidéo

Des proches sceptiques

Quand elles ne sont pas à l’école, les filles adorent jouer dans un parc près de l’appartement familial sans surveillance. Par ailleurs, elles effectuent également seules des emplettes pour leurs parents.

« Elles vont aussi faire des courses pour nous dans les magasins du quartier. Si je suis en train de cuisiner et qu’il me manque un ingrédient, je leur dis : “Je n’ai plus ça. Tu peux aller m’en chercher ?” », indique le père au foyer.

Avant d’ajouter :

« Le Japon est un pays extrêmement sûr, avec un faible taux de criminalité et des citoyens pour la plupart respectueux des lois et des règles. Les gens s’occupent de leurs affaires, mais ils interviennent si un enfant semble perdu ou en difficulté ».

L’aînée possède son propre téléphone portable pour plusieurs raisons : prévenir ses parents en cas de retard et traduire le japonais. Enfin, les adultes peuvent également suivre sa localisation.

Si certains proches ont pu se montrer sceptiques face à ce type d’éducation, les beaux-parents de James ont changé d’avis.

« Ils sont venus nous rendre visite et ont été un peu décontenancés par la liberté que nous accordons aux enfants. Mais ils ont vite compris que les enfants sont en sécurité ici, à Tokyo », conclut cet homme, alors âgé de 38 ans.

Cela fait désormais quatre ans que les Ould vivent à Tokyo. Une chose est sûre : ils ne semblent pas vouloir retourner au Royaume-Uni !

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Jenna Barabinot

Au sujet de l'auteur :

Formée à l’EFJ, école de journalisme, Jenna Barabinot publie pour Demotivateur depuis 2020. Rédactrice généraliste, elle traite l’actualité, les faits de société et les histoires de vie. Ses articles abordent également les animaux, le cinéma et les séries.

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