« Une femme de ménage à Dubaï gagne mieux sa vie qu'un Français » : la sortie polémique de Maeva Ghennam fait réagir

Maeva Ghennam pointe du doigt le niveau de vie trop bas des Français qu’elle compare à celui, supposément supérieur, des femmes de ménage à Dubaï.

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L’influenceuse Maeva Ghennam fait de nouveau parler d’elle. La jeune femme, qui réside à Dubaï, avait fait la une des médias lorsqu’elle a été condamnée pour pratiques commerciales douteuses, en 2025.

Aujourd’hui, c’est pour ses propos sur le niveau de vie des Français que l'influenceuse s’illustre une nouvelle fois bien malgré elle.

Les femmes de ménage à Dubaï mieux payées que les Français ?

Tout a commencé dans une story Instagram publiée ce week-end. L’influenceuse écrit un message et s’adresse à ses 3 millions d’abonnés :

« Une fois que vous avez payé tout ce que vous avez à payer, impôts, électricité, toutes vos factures, est-ce qu'il vous reste 1 000 euros par mois ? »

Sans trop de surprise, la majorité de ses abonnés lui ont répondu « non ». Par cette interrogation, loin d’être anodine, Maeva Ghennam ne souhaitait pas connaître le niveau de vie de ses abonnés en France, mais plutôt de dresser, selon elle, un constat alarmant.

« Cela veut dire que ma maid [femme de ménage] qui est Philippine, elle a plus de pouvoir d'achat qu'un Français parce qu'à Dubaï, elles gagnent mieux leur vie que dans leur pays, construisent leur maison parce qu'elles ont plus de pouvoir d'achat que les Français ».

« La France elle part vraiment en couilles »

Maeva GhennamCrédit photo : maevaa.ghennam/ Instagram

Après avoir vu les réponses de ses abonnés, Maeva Ghennam a conclu par un « La France elle part vraiment en couilles, c'est trop grave ». Les propos de la jeune femme ont rapidement fait le tour d’internet.

L’émission Les Grandes Gueules de RMC a même évoqué le sujet ce lundi 28 septembre. Pour le Youtubeur Sam Zirah, Maeva Ghennam veut juste « surfer sur le sujet du pouvoir d'achat en France » en prenant la parole. Cependant, il regrette qu’elle parle sans connaître ni comparer les conditions de travail entre la France et Dubaï (Émirats arabes unis).

Dès lors, il précise : « j'aimerais lui expliquer que le pouvoir d'achat, ce n'est pas seulement le prix d'un paquet de pâtes. Ce sont aussi des horaires, des droits sociaux, des congés et une protection en cas de licenciement », rappelle-t-il.

💰 « Une femme de ménage à Dubaï gagne mieux sa vie qu’un Français », selon l’influenceuse Maeva Ghennam ? 🗣️ @SamZirah : "Quand tu as autant d'abonnés, tu as une responsabilité au niveau de la parole. Elle fait une story pour surfer sur les Français qui galèrent du lundi au dimanche." #GGRMC

— Les Grandes Gueules (@GG_RMC) September 28, 2026

De son côté, l’avocat Charles Consigny voit tout de même un peu de vérité dans les propos de Maeva Ghennam. Selon lui, la France s’est « tellement paupérisée ». Il reconnaît également une vie économique plus « dynamique » à Dubaï.

La suite après cette vidéo

Les conditions de travail à Dubaï épinglées par des ONGs

Durant cet échange, Sam Zirah a ainsi rappelé que les conditions de travail des domestiques à Dubaï ont déjà été épinglées par Amnesty international. Selon l’ONG indépendante, une femme de ménage logée et nourrie chez des expatriés peut travailler jusqu’à 12 heures par jour, 6 jours sur 7 pour un salaire compris entre 700 et 1200 euros par mois.

Les chroniqueurs des Grandes Gueules de RMC s’inquiètent ainsi de voir que des personnes aussi influentes que Maeva Ghennam puissent affirmer des choses sans fondement auprès d’un public jeune en influençable.

Et vous, qu'en pensez-vous ?

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Camille V.

Au sujet de l'auteur :

Titulaire d'un Master en Communication/Cinéma, Camille V. est journaliste spécialisée dans les intersections entre culture et écologie. Auteure d’un mémoire remarqué sur la Cli-fi (Climate Fiction) au cinéma, elle décrypte pour Demotivateur l'actualité du divertissement (films et séries) sous un angle sociétal et environnemental. Passionnée par l'art et la protection animale, elle apporte une expertise académique et critique à la rédaction de ses dossiers.

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