Elle voulait juste se fabriquer une étagère à épices : 15 mois de travail plus tard, elle a fait elle-même sa maison de 22 mètres carrés et une chaîne télé lui confie une émission

Partie pour construire une étagère, une jeune américaine s’est finalement lancée dans la construction de sa propre tiny house. Aujourd’hui, elle met ses compétences au service d’une émission télé.

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On n’est jamais mieux servi que par soi-même, dit l’adage. C’est ce qu’une jeune américaine a mis en pratique en construisant sa propre tiny house.

La jeune femme a profité du confinement durant la pandémie de Covid pour se lancer dans cette aventure dont elle est très fière aujourd’hui.

Profiter du confinement pour construire sa propre maison

Si le confinement a été stressant pour tout le monde, ce fut également l’occasion pour beaucoup de se lancer dans de nouvelles choses : le bricolage, la cuisine ou l’apprentissage d’une nouvelle langue.

Margo Fairchild, elle, a décidé de bâtir sa propre maison, une tiny house dans le comté de Caroline, en Virginie. Tout a commencé par une idée toute simple.

« Un jour, j'ai voulu fabriquer une étagère à épices, car je n'en trouvais pas qui convienne à ma maison. Ensuite, je me suis lancée dans la construction de terrasses, et, de fil en aiguille, j'en suis arrivée à la maison », explique-t-elle au micro de WTVR Richmond.

22 mètres carrés construits à son goût

Margo Fairchild dans sa tiny houseCrédit photo : WTVR Richmond

Margo a opté pour une tiny house. Elle s’est fait livrer la structure vide qu'elle a acheté pour 8800 dollars, puis s’est occupée de tout le reste elle-même. Son objectif : aménager les 22 mètres carrés de sa maison à son goût. Mais avant la décoration, Margo a dû se frotter à l’électricité, l’isolation et bien plus encore.

« C’est moi qui ai réalisé toute l’isolation des murs et du dessous de la maison, toute l’installation électrique ; quant à chaque meuble que vous voyez ici, j’ai dû le concevoir et le fabriquer moi-même », précise-t-elle.

La jeune femme n’a pas lésiné sur le confort. Dans la salle de bain, elle a installé une baignoire. Pour son lit, elle a opté pour une mezzanine afin d’utiliser tout l’espace vertical qui se propose à elle. Sous son lit se trouve ainsi un coin déjeuner avec une table et deux banquettes. À côté, un coin salon et la cuisine.

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14 à 18 heures de travaux par jour durant 15 mois

Margo Fairchild assise dans le canapé de sa tiny houseCrédit photo : WTVR Richmond

La bricoleuse amateure a mis 15 mois pour construire la tiny house de ses rêves en travaillant entre 14 et 18 heures par jour. « Tout le monde était confiné et restait plutôt dans son coin. C’est donc ce qui m’a occupé », ajoute-t-elle. Elle a d’ailleurs pu compter sur le soutien constant de sa maman qui l’a encouragée dans son projet.

Durant le processus de fabrication, la jeune femme a partagé son aventure sur les réseaux sociaux. Elle a été surprise de constater qu’une communauté de passionnés du monde entier la guidait et lui donnait des conseils.

Au final, la tiny house de Margo témoigne de son savoir-faire dans la décoration d'intérieur et elle est très fière de ce qu’elle a accompli seule. Elle confie éprouver de la « gratitude pour la simple persévérance, pour le fait d’avoir réussi à puiser en [elle] l’énergie nécessaire pour mener tout cela à terme ».

Les prouesses de construction de Margo ont attiré l’attention d’une chaîne de télé qui lui a confié la coanimation d’une émission de bricolage, « Worst Yard on the Block ». Le premier numéro a été diffusé cet été aux États-Unis.

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Camille V.

Au sujet de l'auteur :

Titulaire d'un Master en Communication/Cinéma, Camille V. est journaliste spécialisée dans les intersections entre culture et écologie. Auteure d’un mémoire remarqué sur la Cli-fi (Climate Fiction) au cinéma, elle décrypte pour Demotivateur l'actualité du divertissement (films et séries) sous un angle sociétal et environnemental. Passionnée par l'art et la protection animale, elle apporte une expertise académique et critique à la rédaction de ses dossiers.

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