Face à la flambée des prix de l’immobilier et à la hausse des taux d’intérêt en Australie, devenir propriétaire rime avec parcours du combattant, notamment pour la jeune génération.
Face à cette situation, Maria Hatzi et son époux ont décidé de donner un sacré coup de pouce à leurs deux enfants en faisant construire une maison au fond de leur jardin. Une histoire qui rappelle celle de cette famille qui a installé une tiny house sur le thème des trains sur sa propriété pour son fils autiste.
Un couple fait construire une maison au fond de son jardin
Maria Hatzi et son compagnon vivent à Ferntree Gully, dans la banlieue de Melbourne, dans l’État de Victoria, en Australie. En 2025, ces derniers ont décidé de construire un « granny flat », une petite habitation indépendante et autonome sur leur propriété.
À l’époque, les Hatzi souhaitaient y loger leur fils Lee, âgé de 18 ans, et sa petite amie, le temps qu’ils économisent un apport suffisant pour l’achat de leur propre maison.
Crédit Photo : Innovista Group
Citée par Yahoo Finance, Maria explique qu’elle envisageait de construire un logement individuel depuis un certain temps. Elle a franchi le pas lorsque Lee a évoqué l’idée de quitter le domicile familial.
« Je lui ai expliqué que son père et moi serions heureux d'investir dans une petite maison au fond de notre jardin, s’il souhaitait y vivre et économiser pour acheter son propre logement, car la vie est tellement chère pour les jeunes d’aujourd’hui », a déclaré cette propriétaire d’une entreprise de nettoyage, âgée de 47 ans, à Yahoo Finance.
À l’inverse, ces parents de 67 ans ont vendu leur maison à prix réduit à leur fils et se sont installés dans un 84 m² sur leur terrain.
Un nouveau toit pour les enfants adolescents
Le moins que l’on puisse dire, c’est que les Hatzi ont vu les choses en grand. Ils ont fait appel à Innovista Group, un constructeur australien spécialisé dans les « granny flats ».
Au total, ils ont déboursé la coquette somme d’environ 250 000 dollars australiens (environ 142 000 euros) pour le modèle Lana 60 Luxe.
Cette bâtisse de 60 m² comprend deux chambres, une cuisine ouverte sur le séjour, une salle de bain et une buanderie intégrée. Un an plus tard, les travaux sont désormais terminés et la maison est meublée.
Crédit Photo : Innovista Group
Pour financer ce projet, le couple a ajouté cette dépense à leur crédit immobilier, qu’ils avaient presque fini de rembourser. Ces Australiens voient cette habitation comme un « investissement » aussi bien pour la valeur de leur maison que pour l’avenir de leurs enfants.
Ils ajoutent que leur fille de 14 ans pourrait elle aussi emménager dans ce logement indépendant une fois que son frère aura acheté son propre bien.
Une fois les deux jeunes partis, le couple pourrait louer cette annexe pour 500 dollars australiens (environ 300 euros) par semaine.
Des habitations indépendantes très populaires
Interrogé par Yahoo Finance, Theodore Stone, PDG d’Innovista Group, explique que la situation des Hatzi n’est pas un cas isolé.
Selon lui, ce phénomène est de plus en plus fréquent en Australie, dans les banlieues où le prix de l’immobilier grimpe en flèche, comme dans l’État de Victoria.
« Ce que nous constatons actuellement, c'est que le studio indépendant est considéré comme un atout multigénérationnel », indique-t-il.
Crédit Photo : Innovista Group
Il ajoute :
« Cela aide les familles à trouver un juste milieu où leurs enfants peuvent conserver leur indépendance, vivre à proximité mais pas trop près, et en même temps économiser pour un apport ».
Ses propos évoquent le cas de cette grand-mère qui a construit une maison de 46 mètres carrés dans le jardin de sa fille. Selon le spécialiste, cette tendance devrait se renforcer. La raison ? Les jeunes acheteurs peinent à accéder au marché immobilier. Résultat : les parents cherchent à leur donner un coup de main.
Et vous, qu’en pensez-vous ?
