Après les tiny houses, connaissez-vous les Natur’houses ? Il s’agit d’un concept suédois créé par l’architecte Bengt Warne au milieu des années 1970. Le principe est simple : la maison principale est enfermée dans une immense serre en verre, qui la protège du froid.
La maison est généralement construite avec une ossature en bois et une isolation à base de bois, puis entourée d’une serre en verre trempé. En Suède, un couple a décidé de sauter le pas pour cette construction pas comme les autres.
Un microclimat dans la serre
Marie Granmar et Charles Sacilotto vivent à Stockholm. Inspiré par le projet de Bengt Warne, Charles Sacilotto a recouvert une maison existante d’une grande serre en verre, de 4 millimètres d’épaisseur, comme on peut le voir dans une vidéo YouTube publiée par Kirsten Dirksen. Autour, on retrouve un grand jardin qui leur permet de cultiver des légumes et des produits que l’on ne fait généralement pas pousser en Suède, comme des figues, des tomates et des concombres. Ils vivent ainsi en autonomie, tout comme cet homme qui a construit sa tiny house au milieu d’une serre et qui vend ses légumes à un restaurant.
En hiver, quand il fait -2 degrés dehors, la température à l’intérieur de la serre monte jusqu’à 20 ou 25 degrés quand il y a du soleil. À Stockholm, en janvier, la température moyenne est de -3 degrés, la serre est donc la bienvenue. En effet, les rayons du soleil tapent sur la paroi de verre, ce qui réchauffe instantanément l’intérieur. Ainsi, on trouve un climat doux toute l’année dans la maison, et ce même quand les températures extérieures sont négatives.
Aucune facture de chauffage
Comme cet architecte belge qui a construit sa maison dans une serre et qui ne paie ni électricité, ni eau, ni gaz, le couple n’allume jamais le chauffage. Le climat dans la maison est le même que celui au nord de l’Italie, alors que la Suède fait partie des pays les plus froids d’Europe.
Crédit photo : Kirsten Dirksen / YouTube
En plus de cela, les habitants vivent en totale autonomie. Charles Sacilotto, ingénieur, a conçu un système d’assainissement et utilise des centrifugeuses, des citernes, des bacs de culture et des bassins de jardin pour filtrer l’eau et composter ses déchets.
“Il ne s’agit pas seulement d’utiliser la nature, le soleil et l’eau. C’est toute une philosophie de vie, vivre dans un autre monde”, a confié Charles Sacilotto.
Des économies sur le long terme
Aujourd’hui, les Natur’houses sont encore peu répandues et pour cette raison, leur prix de construction est en moyenne 30% plus élevé que celui d’une maison traditionnelle. Cependant, les habitants ne paient ensuite plus aucune facture d’électricité ni de chauffage. Ils ont une autosuffisance alimentaire et leur budget de courses est réduit, ce qui crée des économies sur le long terme.
Actuellement, on trouve des Natur’houses en Suède mais aussi aux Pays-Bas et en Belgique. Avec le changement climatique, ce genre de maison pourrait se développer davantage et devenir plus accessible pour les habitants.
