Cette partie de notre corps est inutile et vous ne savez même pas que vous l'avez

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Doté de 206 os et 639 muscles, le corps humain, qui a évolué pendant des millions d’années, est une véritable machinerie organique à tel point qu’il existe certaines parties du corps qui ne nous servent plus à rien aujourd’hui.

Vous pensez tout connaître sur votre corps ?! Derrière les organes les plus vitaux, les os les plus massifs et les muscles les plus volumineux, la constitution de notre corps est un assemblage de milliers de petites choses, de la dernière phalange du petit orteil au tout dernier cheveu qui pointe sur votre tête. Au total, on estime qu’il existe 206 os dans le corps, ainsi que 639 muscles dont 570 sont des muscles squelettiques.

Cependant, le corps humain a longuement évolué à travers des millions d’années, en fonction de la façon dont l’être humain a colonisé la terre et s’est modernisé en société. Ainsi, il existe certaines parties du corps qui avaient une fonction essentielle pour le corps il y a des millions d’années et qui sont aujourd'hui toujours présentes, mais qui ne sont plus utilisées.

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Par exemple, les muscles de l’oreille ! En effet, nous avons des muscles à l’intérieur et à l’extérieur de nos oreilles. Les premiers êtres humains pouvaient bouger leurs oreilles car cela aidait à la localisation sonore. Au fil du temps, les têtes ont grandi, à tel point que nous n’avons plus besoin de faire bouger ses muscles pour entendre. Vous pouvez les bouger afin de jouer avec votre expression du visage, mais cela ne vous permettra pas de mieux entendre.

Autre exemple : le menton ! Toujours bien visible, le menton est l’os qui dessine le bas de votre tête. Mais à quoi sert-il vraiment ? Professeur de biologie évolutive humaine à l’université de Harvard (États-Unis), Dr. Dan Lieberman pense que le menton n’est nulle autre qu’une apparence esthétique qui survit grâce à la sélection sexuelle. En revanche, d’autres experts suggèrent que le menton a une fonction plus essentielle pour nous aider à contrôler nos mâchoires lorsque nous mâchons.

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Poils, dents de sagesse et autres inutilités du corps humain

La plus grande des évolutions chez l’être humain, c’est la disparition progressive de la fourrure de poils. Autrefois, les poils permettaient naturellement au corps d’être garder au chaud. Seulement voilà, avec la construction de maison et la confection d’habits, les poils ont perdu l’essence de leur rôle. La preuve aujourd’hui vu qu’on se les rase régulièrement.

Les petits orteils ont, également, perdu de leur importance avec l’évolution du corps humain. Si son existence se rappelle souvent à nous lorsqu’on le cogne quelque part, ils étaient utiles à nos ancêtres pour grimper. Aujourd’hui, si vous vous le coupez, vous verrez que ça ne changera rien à votre équilibre puisqu’il touche, en temps normal, rarement terre quand vous êtes debout.

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Durant votre adolescence, il existe un passage par lequel il vaut mieux passer : le retrait des dents de sagesse. Malgré leur nom réconfortant, ces dents de sagesse sont retirées pour la simple et bonne raison que nous n’en avons pas besoin. Mais à quoi servaient-elles avant ? Avant, les êtres humains, dépourvus d’outils, avaient tout simplement besoin de plus de dents pour se nourrir et ils avaient aussi des mâchoires plus imposantes. Avec le temps, la mâchoire s’est rétrécie et notre alimentation est devenue plus raffinée, rendant les dents de sagesse superflues.

Autre partie du corps souvent source de douleur, le coccyx est considéré comme le vestige d’une queue résiduelle. Mais les êtres humains ont cessé d’avoir une “queue” il y a environ 25 millions d’années. Une évolution qui s’est réalisée lors de notre transition vers la bipédie.

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Enfin, à l’image des dents de sagesse, l’appendice est également une partie du corps souvent retirée par la médecine. Si cet organe peut servir à booster notre système immunitaire, l’opération courante qui consiste à la retirer en cas de mal à l’appendice prouve qu’on n’en a pas besoin.


Au sujet de l'auteur : Jérémy Birien

Journaliste, rédacteur en chef