Vieux de 48 500 ans, un virus “zombie” réactivé par des scientifiques

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Des scientifiques ont récemment découvert un virus “zombie”, emprisonné sous une couche de glace en Sibérie depuis 48 500 ans. Un virus qu’ils ont réussi à réactiver, ce qui constitue une grande première pour un virus aussi vieux.

Les scientifiques ont fait part de leur découverte et de leur expérience dans une étude publiée dans la revue “Viruses” en février 2023. Une découverte qui résulte d’une conséquence encore inquiétante du réchauffement climatique.

Crédit photo : iStock

En effet, ce n’est un secret pour personne que des milliers de bactéries existent sous le permafrost depuis des milliers d’années et que le réchauffement planétaire entraînera la libération (et la prolifération) de celles-ci.

Une équipe de scientifiques spécialisés dans ces virus endormis ont prélevé un échantillon d’un virus “zombie” dans un lac souterrain, à 16 mètres sous la surface d’une couche de glace, en Sibérie. Ce virus y était emprisonné depuis 48 500 ans tandis que d’autres échantillons, plus jeunes, vieux de 27 000 ans, ont également été prélevés dans l’estomac et le pelage des restes d’un mammouth laineux.

Une découverte inquiétante

Au-delà de la découverte, c’est surtout ce que les scientifiques ont réussi à en faire qui fascine, et qui peut inquiéter. En effet, ils révèlent avoir réactivé ces virus en les injectant dans des amibes, ce qui constitue une première pour un virus aussi vieux.

Crédit photo : iStock

Ainsi, ce virus a réussi à conserver son pouvoir infectieux et sa capacité à contaminer, malgré son gel pendant des dizaines de milliers d’années. Si la découverte est fascinante, elle n’en reste pas moins inquiétante comme le confie le chercheur Jean-Michel Claverie, directeur de l’étude, auprès de CNN : “Le fait que des microbes si vieux restent infectieux des milliers d’années plus tard est un phénomène inquiétant”.

Et quand on sait que d’autres virus restent endormis dans le permafrost, leur réveil peut s’avérer catastrophique : “Nous voyons les traces de beaucoup, beaucoup, beaucoup d’autres virus. Nous savons donc qu’ils sont là. Nous ne sommes pas sûrs qu’ils soient encore vivants. Mais notre raisonnement est que si les virus des amibes sont encore vivants, il n’y a aucune raison pour que les autres virus ne le soient pas et ne soit pas capables d’infecter leurs propres hôtes”, explique-t-il.

Source : Viruses
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Au sujet de l'auteur : Jérémy Birien

Journaliste, rédacteur en chef