Elle tue ses trois enfants et reçoit le soutien de centaines de femmes
Elles étaient 300 femmes, accompagnées de quelques hommes, habillées tout en rose et rassemblées devant le tribunal de Plymouth, dans le Massachusetts, jeudi dernier. Sur leurs t-shirts, on pouvait y lire les inscriptions « Croyez-la », « Elle avait besoin d'aide » et « La paix pour Lindsay », rapporte le média ABC 7.
Crédit photo : AP
Lindsay, c’est Lindsay Clancy, une mère de famille qui a fait la une des journaux pour avoir étranglé ses 3 enfants âgés de 8 mois à 5 ans, en janvier 2023. Son procès se déroule depuis un mois et suscite de vifs débats en ligne. Mais il a surtout attiré l’attention sur la psychose post-partum, une maladie mentale rare dont souffre l’accusée et encore bien trop méconnue. Elle se caractérise par du stress, un manque de sommeil et des changements hormonaux liés à l’accouchement.
Après avoir tué ses enfants, Lindsay Clancy s’est jetée par une fenêtre du deuxième étage et est depuis paralysée à partir de la taille, poursuit le média américain.
L’accusée entendait une voix, elle plaide non coupable
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Si l’histoire a ébranlé les États-Unis, c’est aussi parce que Lindsay Clancy a cherché de l’aide à maintes reprises, en vain, ajoute son avocat Kevin Reddington. La mère de famille, également bipolaire, prenait des médicaments, avait contacté une ligne d’écoute de prévention du suicide et avait demandé son admission en hôpital psychiatrique.
Pour la défense et ses supportrices, Lindsay Clancy a été abandonnée malgré ses appels à l’aide. Mais pour l’accusation, il en est autre. Selon elle, l'ancienne infirmière en maternité a prémédité ses meurtres en envoyant son mari aller chercher des médicaments et le dîner ce jour-là. Les procureurs doutent également de la tentative de suicide de l’accusée et affirment que Lindsay Clancy ne prenait pas ses médicaments tous les jours.
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La mère de famille a plaidé non coupable. Au tribunal, une aumônière qui lui a rendu visite plus de 200 fois a raconté que Lindsay Clancy « a fait allusion au fait d'entendre une voix, et que cette voix, selon Lindsay, lui disait que si elle n'obéissait pas à l'ordre, ni elle ni ses enfants ne seraient en sécurité ».
Selon les chercheurs, la psychose post-partum touche 1 à 2 femmes sur 1 000 après l’accouchement.
