Elle s’appelait Garima Chaudhary. Âgée de trois ans, la fillette a été retrouvée morte après avoir disparu au Népal. Son corps portait des traces de viol. Son meurtre a déclenché une vague de colère et de manifestations dans tout le pays..
Une fillette de trois ans violée et tuée au Népal
La petite fille a disparu de son domicile situé à Bara, à environ 130 kilomètres au sud de la capitale de Katmandou, le 16 août dernier, rapporte CBS News.
Selon le média américain, son corps sans vie a été retrouvé trois jours plus tard dans une maison abandonnée.
Dans la foulée, les autorités ont ouvert une enquête pour viol et meurtre avant d’arrêter neuf suspects, dont un chauffeur de bus et un adolescent de 16 ans qui travaillait avec lui. Ils sont soupçonnés d’avoir attiré la fillette dans un piège en lui proposant du chocolat.
Crédit Photo : Safal Prakash Shrestha/NurPhoto/Getty
L’affaire a suscité l’indignation au Népal, où des manifestants sont sortis dans les rues pour dénoncer ce crime.
Par ailleurs, la famille de la victime reproche à la police sa négligence, estimant que les recherches n’ont pas débuté assez vite après le signalement de sa disparition.
Une vague d’indignation après la mort de la fillette
Comme le précise la BBC, politiciens et militants réclament des peines plus sévères pour les auteurs de violences sexuelles sur des enfants.
Après plusieurs jours de manifestations, les parents de Garima Chaudhary ont rencontré des ministres du gouvernement et obtenu un accord écrit ce week-end.
Crédit Photo : Nepal Photo Library
Le gouvernement a ainsi promis de revoir les lois relatives concernant les crimes graves et les peines encourues, ainsi que de créer un mémorial en l’honneur de la fillette.
Toujours selon la BBC, cette affaire relance le débat sur la manière dont le Népal traite les jeunes délinquants. Certains militants plaident pour des peines plus sévères à l’encontre des mineurs reconnus coupables de viol ou de meurtre.
De leur côté, des responsables politiques se prononcent en faveur de la peine de mort.
« Si possible, il faut instaurer la peine de mort par pendaison pour les violeurs. Sinon, il faudrait promulguer des lois permettant l'amputation de l'organe utilisé pour commettre le viol », a indiqué Ashika Tamang, députée du RSP, citée par The Himalayan Times.
« Un accident très douloureux »
La militante des droits humains, Gauri Pradhan, a qualifié la mort de Garima Chaudhary « d’accident très douloureux » et estime que le gouvernement devrait punir toute personne impliquée « dans un acte aussi atroce ».
« Des efforts sérieux doivent être déployés pour des réformes plus larges », a-t-elle ajouté.
Crédit Photo : Safal Prakash Shrestha/NurPhoto/Getty
Elle toutefois mis en garde contre ceux qui réclament la peine de mort. Selon la police népalaise, plus de 25 500 accusations de viol et d'agressions sexuelles ont été déposées entre juillet 2017 et juillet 2025.
Parmi ces cas, plus de 3 200 victimes étaient des filles de moins de 10 ans, selon les données des autorités.
