Cancer colorectal : comprendre la maladie et reconnaître les signes d'alerte

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Le cancer colorectal peut se développer sans provoquer de gêne perceptible (1). Lorsqu’un trouble digestif apparaît, il est facile de l’attribuer à l’alimentation, au stress ou à un désagrément passager. La plupart de ces troubles ont effectivement une cause sans gravité. Certains changements ou signes inhabituels doivent néanmoins conduire à demander un avis médical, en particulier s’ils persistent ou se répètent. Connaître les signes possibles ne suffit pas à établir soi-même un diagnostic, mais peut éviter de banaliser une situation inhabituelle.

Quels sont les premiers symptômes du cancer colorectal ?

Les symptômes du cancer colorectal ne sont pas identiques chez toutes les personnes et la maladie peut même progresser le plus souvent pendant un certain temps sans être perceptible. Lorsqu’ils surviennent, les signes concernent en général d'abord le transit intestinal. Une constipation récente, une diarrhée qui se prolonge ou une alternance entre les deux justifient une consultation.

La présence de sang rouge ou foncé dans les selles doit aussi être signalée à un médecin. D’autres manifestations sont possibles, comme des douleurs abdominales, une sensation d’évacuation incomplète, une fatigue inhabituelle, une anémie découverte lors d’une prise de sang ou une perte de poids inexpliquée (1). Attention toutefois : ces signes ne signifient pas nécessairement que vous avez un cancer. Des hémorroïdes, une infection ou diverses maladies digestives peuvent provoquer des troubles semblables. Cependant, leur persistance justifie un bilan médical et peut inciter au dépistage.

Cancer du côlon et cancer du rectum : de quoi parle-t-on ?

Le côlon et le rectum forment le gros intestin. Le côlon en occupe la plus grande partie et le rectum correspond à sa portion terminale, juste avant l’anus. L’expression « cancer colorectal » regroupe donc les tumeurs qui se développent dans l’une de ces deux zones.

Comme les autres cancers, la maladie débute quand certaines cellules se modifient et se multiplient sans respecter le fonctionnement habituel de l’organisme (2). Le cancer colorectal naît souvent à partir d’une lésion de la paroi interne, notamment un polype. Tous les polypes ne deviennent pas cancéreux, mais certains peuvent se transformer avec le temps (3).

Le dépistage recherche la présence de sang invisible dans les selles. Si le résultat est positif, des examens complémentaires sont proposés (3). Le test s’adresse en priorité aux personnes qui ne ressentent aucun signe. Mais dès l’apparition d’un symptôme, une consultation médicale est nécessaire.

Que faire lorsqu’un changement inhabituel apparaît ?

Vous pouvez commencer par observer la nature du trouble et sa durée. Un changement isolé du transit après un repas inhabituel n’a pas la même signification qu’une gêne qui persiste ou revient régulièrement. Notez aussi la présence éventuelle de sang, de douleurs, de fatigue ou d’une perte de poids. Ces renseignements aideront le médecin à comprendre la situation et à choisir les examens utiles.

En cas de symptômes, n’attendez pas votre prochain test de dépistage. Le dépistage organisé ne remplace pas une consultation et ne sert pas à rechercher la cause d’un trouble déjà ressenti. Votre médecin pourra vous interroger, vous examiner et, selon le contexte, vous orienter vers un gastro-entérologue. Un test de dépistage à faire chez vous pourra vous être proposé et une coloscopie pourra aussi être prescrite pour observer la paroi du côlon et du rectum, effectuer des prélèvements si nécessaire et confirmer ou écarter un diagnostic (1).

Parler de son transit ou de ses selles peut sembler embarrassant. Ces informations sont pourtant habituelles pour les professionnels de santé. En discuter sans attendre donne au médecin les éléments nécessaires pour évaluer votre situation et prendre en compte tout signe inhabituel.

Et surtout, après 50 ans, le dépistage, c’est tous les deux ans ! N’oubliez pas de participer au dépistage organisé du cancer colorectal. Détecté tôt, le cancer colorectal peut être guéri dans 9 cas sur 10.

Sources :

(1) Assurance Maladie, Cancer du côlon et du rectum : diagnostic après dépistage ou en présence de symptômes : https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/cancer-colorectal/depistage-symptomes-diagnostic

(2) Organisation mondiale de la Santé, Cancer : https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/cancer

(3) Assurance Maladie, Dépistage organisé du cancer colorectal : un test simple et indolore : https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/cancer-colorectal/cancer-colorectal-depistage

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