Le gouvernement italien travaille actuellement sur une réforme du Code de la route. Au total, 824 infractions sont visées par cette réforme, qui pourrait modifier le montant des amendes infligées aux automobilistes.
Tandis que les amendes pourraient être réduites pour les infractions mineures, elles devraient être alourdies pour les comportements dangereux sur la route. Le changement le plus important concerne les excès de vitesse puisque le montant de l’amende sera calculé pour chaque km/h au-dessus de la limite autorisée.
Sanctionner les excès de vitesse
Chaque infraction au Code de la route sera punie d’une amende unitaire de 5 ou 10 euros. Concernant les excès de vitesse, cette amende sera multipliée par le nombre de km/h supérieur à la limite autorisée. Si un automobiliste dépasse la limite de 12 km/h, il devra donc payer 60 ou 120 euros, tandis qu’une personne qui fait un dépassement de 35 km/h devra payer entre 175 et 350 euros.
En plus de cela, le montant de l’amende augmentera proportionnellement à la gravité de l’infraction, selon La Legge Per Tutti. Cette mesure a été prise pour corriger un défaut du décret initial. Par exemple, une personne qui roulait à 60 km/h dans une zone limitée à 30 km/h en ville avait la même amende qu’un automobiliste qui roulait à 160 km/h sur l’autoroute. Dans ce cas de figure, les deux conducteurs dépassent tous les deux la limite de 30 km/h et paient 173 euros d’amende, alors que le comportement du premier automobiliste est plus dangereux que le second.
Pour cette raison, l’amende sera donc proportionnelle à la gravité de l’infraction. En France, les très grands excès de vitesse sont quant à eux considérés comme des délits. La Finlande applique une autre logique, avec certaines amendes calculées sur les revenus, comme l’illustre ce millionnaire sanctionné pour un excès de vitesse.
Des amendes plus élevées
Les sanctions vont également se durcir pour les automobilistes qui roulent sans assurance puisqu’ils recevront une amende pouvant atteindre 4 000 euros ainsi qu’une suspension du permis de conduire jusqu’à ce que le véhicule soit assuré. Si un automobiliste possède une assurance fausse ou contrefaite, il s’exposera à une amende entre 1 400 et 5 600 euros et une suspension du permis de conduire de 30 jours. Les contrôles seront renforcés puisqu’il existe désormais des radars capables de verbaliser les conducteurs qui roulent sans assurance.
Les comportements dangereux sur la route seront également sanctionnés plus sévèrement. Le non-respect de la priorité lors d’un changement de voie sera puni d’une amende de 80 à 320 euros (au lieu de 42 à 173 euros). Le montant sera le même en cas de non-respect de la priorité lors d’une insertion, d’une marche arrière ou d’un demi-tour.
Un automobiliste qui effectue une marche arrière sur les chaussées, les bretelles d’accès, les insertions et les bandes d’arrêt d’urgence des autoroutes et des grands axes routiers s’exposera à 500 à 2 000 euros d’amende, et à un retrait de 10 points sur le permis de conduire. La sanction sera la même pour les conducteurs qui circulent dans des véhicules non autorisés sur les pistes cyclables.
Un décret encore provisoire
Ce décret a été approuvé ce mardi 13 octobre 2026 par le Conseil des ministres. Pour le moment, il est toujours en projet et de nouvelles règles pourraient s’ajouter, comme l’augmentation des amendes pour les dépassements dangereux et la conduite sous alcool et stupéfiants.
Pour le moment, le détail de ces mesures n’a pas été révélé et sera disponible dans la version finale du texte de loi. S’il est approuvé, ce dernier entrera en vigueur en janvier 2028.
