Après avoir passé plusieurs mois à parcourir les États-Unis dans un van aménagé, Anna Sosdian et son compagnon Zachary Gerth ont décidé de quitter le pays pour s’installer au Costa Rica, à l’image de cette famille américaine.
Sur place, le couple a acheté une maison au bord d’un lac. À travers ce choix, ils souhaitaient accéder à la propriété, bénéficier d’une plus grande liberté financière et fonder une famille dans les meilleures conditions possibles, rapporte le magazine Fortune.
Un couple quitte les États-Unis pour le Costa Rica
Avant le grand départ en Amérique centrale en 2024, Anna, 35 ans, et Zachary, 37 ans, avaient déjà une solide expérience de la vie à l’étranger. Ils se sont en effet rencontrés au Kenya, où ils travaillaient tous les deux pour une ONG.
Le couple s’est ensuite dit oui à Zanzibar, avant de poser ses valises au Rwanda. À leur retour aux États-Unis, les époux avaient pour projet de devenir parents. Le hic ? Le prix de l’immobilier et le coût de la garde d’enfants les ont dissuadés.
Loin de se laisser décourager, ils ont décidé de repartir vivre à l’étranger, selon leurs propres conditions. Ils ont alors envisagé plusieurs destinations : la Colombie, l'Équateur, le Panama et le Costa Rica.
Crédit Photo : Zachary Gerth
Parmi les critères recherchés, les globe-trotteurs voulaient un endroit pas trop éloigné de la Floride, où résident les proches de Zachary, un coût de la vie moins élevé qu’aux États-Unis et un fuseau horaire compatible avec leurs horaires de travail à distance.
C’est finalement le Costa Rica qui a remporté la course. À l’inverse, cette famille a quitté le Canada pour la côte mexicaine.
Ils parviennent à acheter une maison au bord d’un lac
Dans la foulée, le couple s’est rendu sur place pour explorer pendant cinq semaines les différentes villes et trouver l’endroit parfait pour prendre un nouveau départ.
Anna et Zachary ont choisi de s’établir à Nuevo Arenal, une ville montagneuse située dans le nord du pays, entre un aéroport et une destination touristique bordant un grand lac. Ils y ont loué une maison pendant un mois, puis pour une année supplémentaire. Ils bénéficiaient alors d’un visa touristique qui leur accordait un séjour de 180 jours.
Séduits par l’endroit, ils ont pris une grande décision : acheter leur première maison. Mais trouver la demeure idéale n’a pas été une mince affaire. Les étrangers, comme Anna et Zachary, ont du mal à obtenir un prêt immobilier ou un taux d’intérêt avantageux.
Crédit Photo : Zachary Gerth
Pour pallier le problème, ils ont fait appel à un agent immobilier qui leur a expliqué les rouages du marché. Par chance, ils ont fini par trouver une maison après plusieurs mois de recherche.
Au total, ils ont déboursé un peu moins de 300 000 dollars (environ 267 200 euros) pour l’acquérir et 40 000 dollars supplémentaires (environ 35 630 euros) en travaux.
La propriété abrite trois chambres, un bureau et offre une vue sur le lac. Selon Anna et son compagnon, ils n’auraient pas pu acheter un bien similaire aux États-Unis. Aux États-Unis, un autre couple a choisi une voie différente pour se loger en transformant un silo à grains en maison.
Un mode de vie plus épanouissant
Depuis son départ, le couple a lancé sa propre entreprise, StartAbroad, qui accompagne les Américains qui souhaitent s’installer à l’étranger.
En décembre 2023, ils ont accueilli une petite fille. Comme elle est née au Costa Rica, elle possède la double nationalité. Les jeunes parents assurent qu’elle va grandir en apprenant l’anglais et l’espagnol.
Contrairement à ce qu’ils auraient pu faire aux États-Unis, ils ont les moyens d’employer une nounou à temps plein pour s’occuper d’elle à leur domicile.
Crédit Photo : Zachary Gerth
Une chose est sûre : toute la famille se sent épanouie ici. Si la solitude peut parfois peser sur leur moral, Anna et Zachary, qui parlent tous les deux espagnol, parviennent à communiquer avec les locaux.
Concernant le coût de la vie sur place, le couple peut enfin faire des économies. Néanmoins, les marchandises importées et certains produits électroniques coûtent plus cher qu’aux États-Unis. Pour le moment, ils ne comptent pas retourner vivre dans leur pays natal.
« Les raisons qui poussent les gens à s’expatrier sont nombreuses, et le parcours est semé d’embûches. Nous avons constaté que chacun rencontre des obstacles, mais qu’il existe des moyens de les surmonter », conclut Zachary.
