Dans les pas de... Justine à Sydney

Cette semaine, on vous emmène dans les pas de Justine à Sydney ! Un pays authentique où il vaut mieux savoir éviter les kangourous lorsqu'on prend le volant...

Crédit photo : Justine

Fiche : Justine, 22 ans, étudiante en licence information – communication, journaliste chez Twenty Magazine, co-réalisatrice du documentaire 28 Jours.

Au sortir d’une opération médicale compliquée, Justine s’est réveillée avec une seule idée : vivre à fond et voyager ! En janvier 2015, à 19 ans, la voilà donc partie pour l’Australie pour améliorer son anglais. Au programme : 6 mois à Sidney comme fille au pair...et plein d’autres aventures, plus ou moins heureuses ! En voyage, il y a toujours une part d’imprévu !

Les préparatifs :

« J’ai choisi de partir via une agence en ligne de fille au pair. L’avantage : il n’y a pas de frais. Il faut créer un profil, remplir quelques informations sur nos expériences passées, âge, photographies, vidéos. Comme il n’y a pas de vrai contrat qui protège l’au pair, ce type d’agence fonctionne beaucoup sur la confiance avec la famille.

Une fois ces formalités accomplies, il faut postuler en envoyant un petit message explicatif : qui l’on est, nos disponibilités… Il existe différents blogs du même type. J’ai posté une annonce, et plusieurs personnes m’ont répondu. Mon départ s’est fait assez rapidement, mais j’ai quand même eu deux ou trois fois la famille en vidéo avant de partir.

Les parents étaient jeunes, semblaient sympathiques et ouverts d’esprit, donc j’ai très vite accepté. Pour me rassurer, j’ai vérifié les adresses via Google Map, je me suis renseigné sur les parents. Puis, j’ai pris un billet d’avion, rapidement dit “au revoir” à ma famille, me voilà à Sydney ! »

L’arrivée :

« Je suis arrivée dans une famille plutôt fortunée, trois belles petites filles, des parents jeunes, une belle maison, une piscine, et je logeais dans la « guest house », qui d’ailleurs est plus grande que mon studio actuel sur Paris. J’ai dû toute de suite m’adapter car aucun d’entre eux ne parlait français. Par contre, j'ai compris qu’il y avait eu un malentendu sur mes horaires de travail. En effet, la mère de famille devait travailler trois jours par semaine, et normalement le restant de la semaine mes horaires devaient s’alléger en sa présence. Mais ce n’est pas ce qui s’est réellement passé. La mère ne travaillait pas, mais elle ne m’a jamais aidé !

Je m’occupais des trois filles âgées de 18 mois, deux ans et cinq ans, de 7h00 à 19h00 non-stop. Ça plus les activités, le ménage de la maison, la lessive, et jusqu’aux sous-vêtements des parents !

Je suis plutôt hyperactive, j’adore me bouger à fond, mais pour le coup, j’ai rapidement trouvé ça compliqué et fatigant. Du coup, le week-end, je me coupais totalement de la famille. Je sortais tout le temps. »

La langue :

« Quand je suis partie j’avais des bases en anglais mais je ne m’en sortais pas très bien pour les tournures de phrase et la grammaire en général. Et je ne comprenais pas toujours tout. Au départ ça a été un peu compliqué. Mais très vite je me suis adapté. Mon seul regret, c’est que malheureusement, j’étais avec des enfants en bas - âge qui eux aussi faisait des fautes. Et personne de la famille me reprenait sur mes fautes. Cependant, aujourd’hui je parle couramment anglais, je sais me faire comprendre. »

L’anecdote :

« Cette expérience m’a permis de faire de très belles rencontres. Peu de temps après mon installation, lors d’une sortie loisir avec les enfants, j’ai rencontré une autre fille au pair qui m’a introduit à tout un groupe de jeunes filles faisant la même chose que moi !

J’ai notamment fait la connaissance d’une autre Justine, qui venait elle aussi de la côte basque ! Nous sommes devenues très proches. Au bout de quelques mois j’ai demandé deux jours de repos à ma famille, et nous avons décidé de faire un voyage de quatres - cinq jours en voiture. Nous avons fait la Great Ocean Road, vu les Douze Apôtres, découvert Melbourne.

À la fin de mon séjour, nous sommes aussi parties pour un road trip de deux semaines. J’ai eu l'occasion de faire tout le sud, l’est et les îles de l’est ! Plusieurs fois, nous avons failli nous prendre des kangourous en voiture. Ils étaient attirés par les phares !

Beaucoup moins drôle, il y a le point final de mon aventure en tant que fille au pair... Mi-mai, la mère de famille vient me voir en me disant qu’il faut que je quitte la maison car je leur coûtais trop cher ! J’avais six semaines pour organiser mon départ... J’étais dégoûtée ! Je leur coûtais “tellement d’argent" que durant ma présence, la mère revenait tous les jours avec 300 euros de shopping et la famille a même acheté une Ferrari ! C’est pourquoi il faut faire attention parfois aux choix des familles et à la manière dont on est traité. »

Crédit photo : Justine

Crédit photo : Justine

LES + ET LES - DU VOYAGE DE JUSTINE À SYDNEY :

+

> La chaleur et le beau temps continuel

> Les paysages : l’Australie c’est splendide. Mes deux road trips ont été inoubliables !

> L’Asie est toute proche ! À la fin de mon séjour, j’ai pris un billet pour Bali à 150 euros !

> Hungry Jack : les burgers varient de 1 à 5$

> Si on ne fume pas et qu’on n’est pas trop regardant sur le vin blanc, la vie n’est finalement pas si chère !

-

> Le quiproquo de départ sur mes horaires de travail

> La manière dont j’ai été plus au moins mise à la porte

> La séparation qui s'était mal déroulée. Dans un premier temps, la famille ne m’a pas payé tout ce qu’elle me devait, et mes billets n’ont pas été remboursés comme prévu au départ. Dire au revoir aux trois petites filles que je gardais a été dur aussi !

> La paie : j’étais payé 200 dollars par semaine, soit environ 1,50 dollars par heure.

Crédit photo : Justine

Crédit photo : Justine

Crédit photo : JustineCrédit photo : Justine

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Crédit photo : Justine

« Sans passer pour plus vieille que je le suis, cette expérience m’a permis de me rendre compte de ce que j’étais capable de faire, que j’étais téméraire. Surtout, je sais qu’aujourd’hui je ne partirais pas comme ça sur un coup de tête, de plus n’ayant plus la même vie. Mais au-delà de ça, ce voyage m’a donné encore plus envie de voyager, et de découvrir, sans pour autant en faire un mode de vie. »


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