Il a payé 32 000 euros par personne pour une croisière de 10 nuits au Japon : voici ce que ce prix lui a réellement offert

Suite de près de 600 m², caviar à l'arrivée, équipage qui connaît votre prénom dès le premier jour… Un journaliste américain a déboursé environ 32 000 euros par personne (35 000 dollars) pour une croisière de dix nuits autour du Japon. Il raconte ce que cette somme lui a vraiment apporté.

Le voyage de luxe sur l'eau n'a jamais été aussi convoité. Mais rares sont les compagnies à afficher des tarifs aussi vertigineux que la Ritz-Carlton Yacht Collection.

Fin mars, le journaliste David Morris et sa mère sont montés à bord du Luminara, le tout dernier navire de la flotte du célèbre hôtelier, pour une croisière de dix nuits dans le sud du Japon, selon le récit qu'il a publié dans Business Insider. Le tout au moment le plus prisé de l'année : la floraison des cerisiers.

Un navire pensé comme un hôtel flottant

Au départ et à l'arrivée de Tokyo, l'itinéraire comprenait des escales à Osaka, Hiroshima, Busan (en Corée du Sud), Nagasaki et Kagoshima, avec une nuit complète passée à Busan en pleine saison des cerisiers.

Contrairement aux paquebots géants qui transportent plusieurs milliers de passagers, le Luminara ne compte que 226 suites et accueille moins de 500 voyageurs. De quoi offrir une ambiance bien plus intime, proche de celle d'un yacht privé.

Dès le terminal de Tokyo, le ton est donné : pas de file d'attente ni de formalités à gérer soi-même. Un porteur et un « ambassadeur » dédié s'occupent de tout, parapluie compris sous la pluie, jusqu'à la passerelle. À bord, l'accueil se fait au champagne et au blini de caviar.

Une suite comme une résidence en mer

Sur cette traversée, les cabines d'entrée de gamme démarraient déjà à près de 18 000 euros par personne, tandis que les plus grandes suites grimpaient au-delà de 60 000 euros. Le journaliste et sa mère logeaient dans une « Grand Suite », un hébergement de catégorie intermédiaire : environ 600 m² intérieurs… pardon, 600 pieds carrés (soit près de 55 m²), complétés par une terrasse privée.

À l'intérieur, deux grands dressings, un éclairage entièrement modulable, un vaste téléviseur et des produits haut de gamme signés Diptyque et Bulgari. Un véritable salon, une chambre séparée par des portes coulissantes, une salle de bains avec baignoire et douche distinctes, et même un cabinet de toilette accessible indépendamment. Sur la table, un bouquet frais renouvelé chaque jour.

Un service « presque irréel »

C'est sur le service que l'expérience a, selon lui, fait la différence. Dès le premier jour, les membres d'équipage saluaient les passagers par leur prénom : ils préparent ce détail à l'avance en mémorisant les photos des clients.

L'anecdote la plus marquante ? Sa mère a oublié son téléphone dans un taxi lors d'une escale. L'équipage a retrouvé le chauffeur et fait rapatrier l'appareil à bord peu de temps après. Une prouesse qui, à elle seule, illustre le niveau d'attention déployé.

La suite après cette vidéo
La suite après cette vidéo

Cinq restaurants… et pas de salle à manger classique

Le Luminara compte cinq restaurants, et fait l'impasse sur la traditionnelle salle à manger principale. Au menu : Seta su Luminara, table italienne raffinée du chef Fabio Trabocchi ; Beach House, signé Michael Mina, aux influences méditerranéennes et moyen-orientales ; Haesu Bit, dédié à la cuisine panasiatique ; Azur, restaurant souple ouvert toute la journée ; et Mistral, table plus décontractée sur le toit.

Seul Seta su Luminara était payant, avec un dîner facturé autour de 275 euros par personne, hors accord mets et vins. Tout le reste de la restauration était compris. Détail apprécié : sur demande, les cuisines préparaient volontiers des plats hors carte au petit-déjeuner, comme une shakshuka ou des pancakes soufflés japonais.

Soirées, art et boutiques de luxe

Le soir, l'ambiance montait d'un cran. Une « white party » avec musique live évoquait davantage un beach club du sud de la France qu'une croisière, tandis qu'une autre soirée proposait une représentation intimiste de danse traditionnelle japonaise par des geiko et maiko.

Le navire abrite aussi un spa, un sauna, un studio de fitness équipé d'un studio de Pilates, une collection d'art de plus de 700 pièces et des boutiques de marques comme Cartier et Piaget, jusqu'à des sacs Chanel et Hermès vintage.

Alors, ces 32 000 euros valaient-ils le coup ?

À ce niveau de prix, le journaliste attendait quelque chose de fluide, mémorable et réellement exceptionnel. Son verdict est nuancé : les suites et le service comptent parmi les meilleurs qu'il ait connus en mer, mais c'est surtout la saison des cerisiers qui a fait basculer l'expérience du côté du « justifié ».

Il le reconnaît : à ce tarif, la croisière entre directement en concurrence avec les plus beaux séjours terrestres, des safaris de luxe aux trajets mythiques de l'Orient-Express. Sa conclusion ? Il repartirait avec la Ritz-Carlton… à condition que l'itinéraire soit, lui aussi, à la hauteur.

Et vous, seriez-vous prêt à mettre 32 000 euros dans une croisière de rêve au Japon ?

Manon Moreau

Au sujet de l'auteur :

Manon, c'est notre journaliste couteau-suisse. Gémeaux oblige, elle s'intéresse à tout : de la psychologie humaine aux mystères de la lune, en passant par l'art d'optimiser son intérieur et de pimper son quotidien. Elle adore aussi voyager et découvrir de nouveaux endroits dès qu’elle en a l’occasion. Pour elle, chaque détail de la vie pratique mérite une enquête approfondie. Son secret pour rester inspirée ? Le cinéma et les séries, qu'elle dévore sans modération avant de transformer ses réflexions en articles (vraiment) utiles.