Il y a quelques jours, la police municipale de la commune d’Espéraza, dans l’Aude, est intervenue dans un appartement où vivait un chien maltraité. Les agents de la police ont reçu l’appel d’un voisin qui soupçonnait des actes de maltraitance envers l’animal. Et il avait vu juste car le chien, de race malinois, était âgé de 15 mois et vivait plongé dans le noir, effrayé, dans un environnement sale.
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Lorsque les policiers sont arrivés sur les lieux, le chien ne se laissait pas approcher et se montrait menaçant et agressif envers les agents, qui tentaient de le récupérer.
“Il avait peur, il luttait pour sa survie, il aboyait, montrait les dents et tentait de nous impressionner”, a relaté l’association Arda sur Facebook.
Le chien risquait l'euthanasie
Ainsi, les policiers ne pouvaient rien faire pour ce chien et une solution a été évoquée pour mettre fin à ses souffrances : l’euthanasie. Cependant, le maire de la commune d’Espéraza a fermement refusé cette option. Il a fait appel à l’association Arda, qui lutte contre la maltraitance des animaux et agit pour défendre leurs droits.
Le président de l’association a décidé d’intervenir en mobilisant des éducateurs canins, un formateur spécialisé dans les chiens catégorisés et les chiens dits dangereux, ainsi qu’une comportementaliste canin.
Le chien a été sauvé
Le 29 juin dernier, l’équipe est intervenue dans l’appartement. Les professionnels ont immédiatement vu que le chien était effrayé et que son agressivité était en fait de la peur. Pour le calmer, ils lui ont parlé d’une voix calme et posée. En 15 minutes, l’animal a retrouvé confiance et s’est laissé approcher. Selon l’association, le chien “semblait ne plus avoir vu la lumière du jour depuis longtemps”.
Crédit photo : ARDA / Facebook
Le chien a été pris en charge par la SCPA (Société Carcassonnaise de Protection Animale) et a été baptisé Vénom. Il a été sauvé de l'euthanasie, tout comme cet autre Malinois qui travaille désormais avec les gendarmes. De son côté, Vénom est désormais proposé à l’adoption.
“J’ai 15 mois, je déborde d’énergie et de bonne volonté. J’ai besoin d’un humain stable, bienveillant et sûr de lui, sur qui je pourrais m’appuyer le temps de prendre mes repères. Au début, il faudra être ma béquille, et non l’inverse. J’ai besoin d’espace, d’activités et d’une vraie vie de chien”, peut-on lire sur la page Facebook de l’Arda.
Pour pouvoir éduquer ce jeune chien, la personne qui l’adoptera bénéficiera de six mois d’adhésion offerts au club canin d’Arzens. De quoi repartir sur de bonnes bases et offrir une vie heureuse à Vénom.
