En Écosse, un chien a perdu la vie dans la pire cas de malnutrition depuis dix ans. Son propriétaire a été condamné par la justice.
Les photos sont glaçantes.
Jeudi 15 janvier, Ciaran Connelly, un habitant de Glasgow (Écosse), a plaidé coupable d’avoir enfreint la loi sur le bien-être animal, rapporte le Daily Record.
Une enquête a établi que le mis en cause a nourri de manière inadéquate son chien de deux ans, un bouledogue américain nommé Boss, pendant au moins deux mois.
Crédit Photo : Daily Record
Au moment de sa découverte, l’animal était dans un état d’émaciation grave, ce qui lui a causé des souffrances inutiles importantes. Comme le précise le tabloïd écossais, l’auteur des faits s’est vu interdire de détenir ou de posséder des chiens pendant un an.
L’accusé a aussi été condamné à 150 heures de travail d’intérêt général. Une peine jugée insuffisante par les associations de défense animale.
Le chien tenait à peine debout
Les faits remontent au 16 janvier 2025. Tout a commencé lorsqu’un inspecteur de la SPCA (Society for the Prevention of Cruelty to Animals) a reçu un appel d’un vétérinaire.
Au téléphone, le spécialiste a fait part de son inquiétude concernant le bien-être de Boss. Face à cette situation, l’agent s’est rendu au domicile de Ciaran Connelly. Sur place, ce dernier a été confronté à une vision d’horreur. Le pauvre toutou était dans un état catastrophique.
« Les os de son corps étaient clairement visibles, notamment ses côtes, sa colonne vertébrale et ses os pelviens. Compte tenu de l’âge et de la race de Boss, je m’attendais à ce qu’il soit très musclé et j’étais extrêmement préoccupé par son état », se souvient l’inspecteur dans un communiqué.
Crédit Photo : SPCA
Selon ses dires, le toutou était si faible qu’il pouvait à peine tenir debout.
« Cette affaire me hante encore aujourd'hui. C'est le pire cas d'émaciation que j'ai vu en 10 ans de travail pour la SPCA écossaise, dont trois ans en tant qu’inspecteur », confie l’expert.
Une peine trop légère
Après un examen vétérinaire, la boule de poils a été placée dans un refuge pour y recevoir des soins. Malheureusement, l’état de santé de Boss était si grave qu’il a dû être euthanasié.
L’autopsie a révélé que l’animal souffrait de malnutrition sévère. L’examen post mortem a mis en lumière un autre point inquiétant. Le chien a ingéré des matières dangereuses, notamment un élastique en caoutchouc, un morceau de verre brisé et un chiffon sale, afin de se nourrir.
« Lorsque l'accusé a finalement décidé de faire soigner son chien par un vétérinaire, il était trop tard pour remédier aux semaines, voire aux mois de famine auxquels cet animal avait été soumis », fustige l’inspecteur de l’association.
Il ajoute :
« Boss a été littéralement affamé à mort, une expérience qui lui a causé d'importantes souffrances physiques et mentales. Tout propriétaire raisonnable aurait remarqué l'état de maigreur évident du chien et aurait immédiatement consulté un vétérinaire (…) ».
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Le spécialiste se dit très déçu de la peine prononcée dans cette affaire. Celui-ci espérait une sanction plus sévère. Le représentant de la SPCA souhaite mettre en place un registre national répertoriant les auteurs de maltraitance animale. Une mesure visant à les surveiller et à les empêcher de causer d’autres dommages.
« Toutefois, pour que ces mesures soient efficaces, les peines doivent refléter correctement la gravité du crime. Lorsque des affaires brutales comme celle de Boss aboutissent à des peines légères, cela limite la capacité de tout registre à prévenir la récidive et à protéger les animaux contre de nouvelles souffrances infligées par des individus comme Ciaran Connelly ».
