Achetée dans un salon du chiot, une beagle âgée de 2 mois est abandonnée dès le lendemain car elle fait peur aux enfants

Achetée lors d’un salon du chiot dans l’Oise, une chienne de deux moins a été abandonnée dès le lendemain. La raison ? Elle effrayait les enfants de sa nouvelle famille.

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L’association de protection animale YouCare ne décolère pas. Et pour cause : elle a pris en charge une jeune chienne, achetée lors d’un salon du chiot puis abandonnée dès le lendemain par sa nouvelle famille.

La Fondation 30 Millions d’Amis, qui relaie cette histoire, dénonce cette pratique, accusée de provoquer de grandes souffrances chez les animaux.

Aussitôt achetée, aussitôt abandonnée

Tout commence le dimanche 5 juillet. Ce jour-là, une femme contacte l’organisation après avoir fait, la veille, l’acquisition d’une beagle de deux mois lors du salon du chiot à Torcy-le-Mont, dans l’Oise.

Au téléphone, elle affirme vouloir se débarrasser de la boule de poils, car celle-ci « fait peur à ses enfants », rapporte Thomas Moreau, président de la structure basée dans les Hauts-de-Seine, auprès de 30 Millions d’Amis.

Selon lui, cette situation témoigne des dérives que peuvent engendrer ce type de salons.

« Cela ne se serait jamais produit en refuge. Les associations demandent que l’animal soit présenté à toute la famille avant son adoption », indique le responsable.

Lors de son achat, la petite chienne n’a même pas reçu de prénom de la part de sa nouvelle famille, comme si elle n’était qu’un simple objet. Baptisée Daisy par l’association, elle a ensuite été confiée à une famille d’accueil.

Si la vente de chiens et chats en animalerie en France est désormais interdite en France, les salons animaliers continuent d’exister au grand dam des associations qui réclament leur disparition.

Daisy dans sa famille d'accueil Crédit Photo : DR

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Un achat sur un coup de tête

Parmi les dérives dénoncées autour de ces événements figurent les achats impulsifs, les séparations précoces des chiots et chatons de leur mère, le manque de transparence sur l’origine des animaux ou encore le risque d’abandons, comme l’illustre le cas de Daisy.

« Cette chienne est l'exemple parfait de l'achat impulsif et irresponsable encouragé sur ces salons, où les animaux sont présentés comme des marchandises prêtes à consommer », s’insurge Reha Hutin, Présidente de la Fondation 30 Millions d’Amis.

Avant d’ajouter :

« Daisy est une victime de l'irresponsabilité d'une part de l'acheteur qui n'a pas réfléchi une seconde à l'engagement que représente l'accueil d'un animal, et d'autre part du vendeur, qui a sans aucun doute mis cet animal dans les bras du premier venu pour rentabiliser son stand et son déplacement ».

Deux chiots dans une cageCrédit Photo : iStock 

Par ailleurs, ces salons sont maintenus alors que l’Hexagone traverse de fortes chaleurs. Résultat : les animaux peuvent être durement affectés par la canicule.

«  Le ministère a restreint le transport d’animaux pendant la canicule et a interdit certaines activités telles que l’équitation ou même des festivals, mais fait le choix de maintenir la vente de chiots et chatons, déchargés en pleine fournaise pour la tenue de ces évènements  », critique Thomas Moreau.

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Jenna Barabinot

Au sujet de l'auteur :

Rédactrice web passionnée avec 5 ans d'expérience et plus de 1850 articles à son actif, Jenna Barabinot assure pour Demotivateur le suivi de l'actualité Entertainment, des célébrités et des faits de société. Véritable experte de la thématique canine et de la cause animale, elle allie une plume rigoureuse à un storytelling engagé. Sa polyvalence lui permet de décrypter les tendances de la culture pop tout en traitant avec humanité les sujets de société qui font l'actualité.