L’association de protection animale YouCare ne décolère pas. Et pour cause : elle a pris en charge une jeune chienne, achetée lors d’un salon du chiot puis abandonnée dès le lendemain par sa nouvelle famille.
La Fondation 30 Millions d’Amis, qui relaie cette histoire, dénonce cette pratique, accusée de provoquer de grandes souffrances chez les animaux.
Aussitôt achetée, aussitôt abandonnée
Tout commence le dimanche 5 juillet. Ce jour-là, une femme contacte l’organisation après avoir fait, la veille, l’acquisition d’une beagle de deux mois lors du salon du chiot à Torcy-le-Mont, dans l’Oise.
Au téléphone, elle affirme vouloir se débarrasser de la boule de poils, car celle-ci « fait peur à ses enfants », rapporte Thomas Moreau, président de la structure basée dans les Hauts-de-Seine, auprès de 30 Millions d’Amis.
Selon lui, cette situation témoigne des dérives que peuvent engendrer ce type de salons.
« Cela ne se serait jamais produit en refuge. Les associations demandent que l’animal soit présenté à toute la famille avant son adoption », indique le responsable.
💔 Achetée un jour, abandonnée le lendemain. Sans même avoir eu le temps de recevoir un prénom.... pic.twitter.com/hENcmHaDs7
— YouCare (@youcare_ngo) July 6, 2026
Lors de son achat, la petite chienne n’a même pas reçu de prénom de la part de sa nouvelle famille, comme si elle n’était qu’un simple objet. Baptisée Daisy par l’association, elle a ensuite été confiée à une famille d’accueil.
Si la vente de chiens et chats en animalerie en France est désormais interdite en France, les salons animaliers continuent d’exister au grand dam des associations qui réclament leur disparition.
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Un achat sur un coup de tête
Parmi les dérives dénoncées autour de ces événements figurent les achats impulsifs, les séparations précoces des chiots et chatons de leur mère, le manque de transparence sur l’origine des animaux ou encore le risque d’abandons, comme l’illustre le cas de Daisy.
« Cette chienne est l'exemple parfait de l'achat impulsif et irresponsable encouragé sur ces salons, où les animaux sont présentés comme des marchandises prêtes à consommer », s’insurge Reha Hutin, Présidente de la Fondation 30 Millions d’Amis.
Avant d’ajouter :
« Daisy est une victime de l'irresponsabilité d'une part de l'acheteur qui n'a pas réfléchi une seconde à l'engagement que représente l'accueil d'un animal, et d'autre part du vendeur, qui a sans aucun doute mis cet animal dans les bras du premier venu pour rentabiliser son stand et son déplacement ».
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Par ailleurs, ces salons sont maintenus alors que l’Hexagone traverse de fortes chaleurs. Résultat : les animaux peuvent être durement affectés par la canicule.
« Le ministère a restreint le transport d’animaux pendant la canicule et a interdit certaines activités telles que l’équitation ou même des festivals, mais fait le choix de maintenir la vente de chiots et chatons, déchargés en pleine fournaise pour la tenue de ces évènements », critique Thomas Moreau.
