À La Réunion, une mère et son fils ont été condamnés pour maltraitance animale envers leur chienne, qu’ils ont laissée mourir dans des conditions déplorables.
Un drame a eu lieu il y a quelques années à La Réunion. Une femme et son fils de 24 ans avaient une chienne. En avril 2024, l’association APEBA (Association pour l’Education à la Bienveillance Animale) a reçu un signalement anonyme dénonçant des faits de maltraitance animale dans le domicile de la mère et son fils.
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Beverley, la vice-présidente de l’association, s’est rendue sur les lieux une première fois. Cependant, elle n’a pas pu voir l’animal en question.
“Nous avons été reçus par une dame qui nous dit que le chien n’est pas là mais en promenade avec son fils. Nous lui avons demandé d’indiquer à son fils de nous recontacter rapidement. Nous avons aussi demandé si le chien allait bien, ce à quoi elle a répondu “oui” de façon hésitante”, a raconté Beverley, selon des propos rapportés par 30 Millions d’Amis.
Malheureusement, les cas de maltraitance animale sont fréquents. En juillet dernier, un homme a par exemple traîné son chien derrière sa voiture sur plusieurs kilomètres.
La chienne est décédée
Le lendemain, Beverley a reçu des photos de la chienne, visiblement à l’agonie. Une nouvelle visite a été organisée en urgence avec l’association et la gendarmerie. Malheureusement, quand ils sont arrivés sur les lieux, la chienne était décédée.
“Le corps de l’animal est cachectique, sévèrement déshydraté, en état de dénutrition avancée et un état de décomposition avancée au niveau de l’arrière-train avec l’os visible”, rapporte la vétérinaire Noémie Chapelle, selon Marie France.
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Les forces de l’ordre et les membres de l’association ont eu une vision d’horreur. La chienne était amaigrie, rongée par les fourmis et la gueule infestée de larves et d’oeufs de mouches. Ce constat rappelle l’intervention menée dans le Var, lorsqu’une vingtaine de chats ont été retrouvés drogués, torturés et scalpés.
Une condamnation
Alors que l’association s’apprêtait à recueillir l’animal pour le sauver, il était déjà trop tard. Une plainte a été déposée par l’APEBA et la mère et son fils ont été condamnés par le tribunal de Saint-Denis en juin 2025. Ils ont tous les deux été reconnus coupables de maltraitance animale et ont écopé de 1 000 euros d’amende chacun ainsi que de l’interdiction définitive d’avoir un animal de compagnie. Le fils a également été condamné à 3 mois de prison avec sursis.
Cette peine est jugée insuffisante pour Caroline Lanty, l’avocate de la Fondation 30 Millions d’Amis, qui estime qu’ils risquaient au moins 4 ans de prison et 60 000 euros d’amende. De son côté, la Fondation a reçu 1 100 euros de dommages et intérêts après s’être portée partie civile.
