Ce zoo abandonné du Tarn abrite 150 animaux livrés à eux-mêmes, certains s'échappent en envahissent le village voisin

150 animaux livrés à eux-mêmes depuis la fermeture administrative, en septembre 2025, du zoo des Trois Vallées.

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Fermé au public depuis cinq ans, le zoo des Trois Vallées, dans le Tarn, est devenu un parc fantôme où les animaux sont livrés à eux-mêmes dans leur enclos. Certains parviennent même à s’échapper, ce qui inquiète le village voisin situé à une centaine de mètres.

L’histoire du zoo des Trois Vallées fut courte et intense, contrairement à celle de ses occupants dont la captivité doit sembler longue et monotone. Une captivité encore plus difficile depuis la fermeture du parc animalier.

Ouvert en 2013 à Montredon-Labessonié (Tarn), le zoo des Trois Vallées a connu de nombreux ennuis avec la justice, notamment suite à des faits d’évasion d’animaux. En 2021, l’évasion de neuf loups termine par l’abattage de quatre d’entre eux. Un arrêté préfectoral interdit alors l’accès au public.

Le zoo des Trois ValléesCrédit photo : Wikimedia

150 animaux à l'abandon

Les manquements constatés par la préfecture du Tarn, de l’ordre d’une centaine, tant par rapport à la sécurité qu’au bien-être animal, ont poussé celle-ci à ordonner la fermeture administrative du parc en septembre 2025.

Sur place, il n'y a plus de vétérinaires pour assurer le suivi quotidien des 150 bêtes restantes. Seule une poignée d'employés, payés par l'exploitant du zoo, vient encore, chaque jour, les nourrir. Les installations sont vétustes, dégradées. À certains endroits, la clôture extérieure du zoo est enfoncée. Des brèches dont profitent des inconscients ou des intrus qui tentent parfois de venir libérer les animaux sauvages.

Sur YouTube, le créateur de contenu Max Von Croft a publié une vidéo d’exploration dans ce zoo fantôme en tout début d’année 2026. Un an après la fermeture administrative, la situation est encore plus grave.

Les habitants du village voisin inquiets pour leur sécurité

L’arrêté préfectoral prévoyait le transfert des animaux vers d’autres établissements français. Il restait, en 2025, plus de 230 animaux dont la majorité était constituée de « faune sauvage captive » : des félins, des primates, des autruches, etc. Environ 60 animaux devaient être placés avant la fin septembre 2025. Mais pour les autres, c’est une longue attente qui n’en finit plus.

En janvier 2026, plusieurs singes, des capucins, ont pris la poudre d’escampette et gagné le village voisin. Éberlués par l’arrivée de ces primates, qui passaient de toit en toit au-dessus des habitations ou couraient dans les jardins, les habitants ont dû s’adapter.

Une habitante avait alors confié à France Bleu :

« Tant que ce ne sont que des singes… Le jour où ce sera des lions, ça me dérangera davantage. »

La suite après cette vidéo

Des évasions qui se multiplient

Les singes n’étaient pas les premiers à filer à l’anglaise, puisque des lynx, des antilopes et des autruches ont réussi à passer les barrières qui ne sont pas aux normes. Auprès de TF1, une autre habitante redoute les fauves :

"On se dit que le zoo n'est pas forcément aux normes, que les clôtures ne sont pas forcément sécurisées, que de plus gros animaux pourraient s'échapper. Moi, personnellement, de ma terrasse, j'entends les lions qui rugissent, donc ce n'est pas rassurant"

Si le site est complètement abandonné et qu’il a l’aspect d’une décharge à ciel ouvert, les 150 animaux restants reçoivent encore la visite de soigneurs. Ceux-ci font des rondes autour du parc pour éloigner les curieux ou les intrus inconscients qui tentent de libérer les animaux. En dehors de l’apport de nourriture, les animaux vivent isolés et les conditions de leur bien-être ne sont clairement plus assurées. La préfecture souhaite que tous les animaux soient transférés d’ici à la fin de l’année, mais ces placements prennent beaucoup de temps.

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Jérémy Birien

Au sujet de l'auteur :

Journaliste et expert des médias digitaux avec plus de 15 ans d'expérience, Jeremy Birien collabore avec la rédaction de Demotivateur depuis plus de 10 ans. Diplômé de l'ISFJ avec un Master en Journalisme (Bac +5), il a forgé son expertise au sein de médias leaders tels que Melty et Jellysmack. Spécialiste des nouveaux formats d’information et ambassadeur voyage, il apporte son regard acéré et sa rigueur éditoriale pour décrypter l'actualité, les tendances de société et l'évasion. Son parcours académique et sa maîtrise historique de la ligne éditoriale de Demotivateur.

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