Des lions de cirque aux chats abandonnés, ce sanctuaire accueille près de 150 animaux sans aucune subvention de l'État

Le Repère est un sanctuaire animalier où tous les animaux sont les bienvenus. Les bénévoles oeuvrent pour prendre soin des fauves issus des cirques, des animaux maltraités et de la faune sauvage.

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Des lions issus des cirques, des chats abandonnés, des animaux de ferme maltraités et des chouettes : à Champéon, en Mayenne, le sanctuaire Le Repère accueille des pensionnaires aux histoires très différentes. Près de 150 animaux y sont pris en charge, sans compter les urgences quotidiennes. Derrière ce refuge, Marjorie Meaupin et Jean-René Mani consacrent leur quotidien à ceux qui ont besoin d’un abri, de soins ou d’un relais vers une structure spécialisée.

L’aventure a commencé en février 2020, lorsque Marjorie a eu l’idée de créer un sanctuaire pour protéger les animaux domestiques comme sauvages. Une initiative qui rappelle celle de ce couple qui a acheté une forêt pour la transformer en sanctuaire animalier. Au Repère, cet engagement se traduit par l’accueil d’animaux abandonnés, maltraités ou qui ne peuvent pas survivre seuls.

Un membre du sanctuaire et un chat
Crédit photo : Marjorie Meaupin

Des lions de cirque aux chats abandonnés

La particularité du Repère tient autant à la diversité des espèces qu’aux parcours de ses pensionnaires. Certains animaux de ferme ont subi des maltraitances. D’autres ont été confiés au refuge après une saisie judiciaire. Les animaux domestiques, eux, peuvent avoir été abandonnés par leurs propriétaires. Autant de situations différentes auxquelles l’équipe doit répondre.

Le sanctuaire accueille également des fauves issus des cirques. La question de leur devenir accompagne l’évolution de la réglementation : après des décisions locales comme celle concernant les animaux sauvages dans les cirques à Paris, l’interdiction nationale de leur détention et de leurs spectacles dans les établissements itinérants doit entrer en vigueur le 1er décembre 2028.

Lions, vaches, chouettes et chats trouvent ainsi une place au sein du même sanctuaire. Cette diversité donne toute sa mesure au travail des soigneurs : prendre en charge ces animaux implique de tenir compte de leurs besoins respectifs, au-delà de leur seul accueil.

Un chameau du sanctuaireCrédit photo : Marjorie Meaupin

Un relais pour les animaux sauvages en détresse

Aux pensionnaires du refuge s’ajoutent les animaux sauvages qui ont besoin d’une intervention urgente. Marjorie et son conjoint recueillent notamment de jeunes oiseaux, des rapaces et des mammifères blessés ou encore trop jeunes pour survivre seuls.

Le Repère assure alors une première prise en charge et organise leur transfert vers des centres de soins spécialisés, dans différentes régions de France. L’accueil au sanctuaire peut donc être une étape avant un accompagnement par une autre structure.

Ce travail de relais fait partie des missions du lieu. Lorsqu’un animal nécessite des soins spécialisés, l’équipe s’appuie sur des professionnels compétents et des structures adaptées pour poursuivre sa prise en charge.

Une chouette du sanctuaireCrédit photo : Marjorie Meaupin

Près de 150 animaux et aucune subvention de l’État

Faire fonctionner un sanctuaire de cette taille demande aussi de financer les soins, les urgences vétérinaires et les transports. À ces dépenses s’ajoutent la construction et l’aménagement des enclos, nécessaires à l’accueil des pensionnaires.

Le Repère est une structure indépendante qui ne reçoit aucune subvention de l’État. Son fonctionnement repose sur les dons. Ces contributions permettent de soutenir aussi bien la prise en charge des animaux déjà présents que les interventions liées aux nouvelles urgences.

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Des visites pour comprendre le parcours des pensionnaires

Les bénévoles organisent régulièrement des visites pédagogiques. Elles permettent de sensibiliser le public aux conditions de vie des animaux délaissés et de mieux comprendre la mission du sanctuaire.

Au-delà de la découverte des différentes espèces, ces rencontres sont l’occasion d’aborder ce qui les a conduites au refuge : abandon, maltraitance ou difficultés à survivre dans la nature. Des parcours qui donnent un autre sens à la visite du lieu.

Un membre du sanctuaire et un âneCrédit photo : Marjorie Meaupin

Une équipe qui vit sur place toute l’année

Marjorie et Jean-René vivent sur place, avec leur bras droit Matteo Dalibard et leur fille Jade. Le sanctuaire est à la fois leur lieu de vie et celui de leur engagement auprès des animaux, sept jours sur sept.

Des bénévoles les épaulent dans leurs missions. L’équipe accueille également des stagiaires pour les former au métier de soigneur animalier, au contact des pensionnaires et des réalités quotidiennes du refuge.

Pour contribuer aux soins, aux transports ou à l’aménagement des enclos, il est possible de soutenir Le Repère en faisant un don sur sa page Hello Asso.

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Lisa Guinot

Au sujet de l'auteur :

Journaliste web avec 5 ans d'expérience en rédaction print et digitale, j'assure actuellement le suivi de l'actualité généraliste et des faits de société pour Demotivateur. Spécialisée dans les thématiques liées à l'environnement et à la cause animale, je m'attache à décrypter les enjeux climatiques et sociétaux avec rigueur. Mon expertise couvre également la vie pratique et le journalisme de solutions (Good News).

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