Ce Japonais avait créé un « zoo » pour permettre aux humains de devenir des chiens, il ferme temporairement jusqu'en 2027

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Vous souvenez-vous de Toco, ce Japonais devenu célèbre grâce à son costume de chien plus vrai que nature ? Après avoir réalisé son rêve, il avait décidé de proposer la même expérience à d’autres personnes. Mais son étonnant « zoo » marque désormais une pause : son site annonce une interruption pour toute l’année 2026, avec une reprise envisagée vers mai 2027.

Marcher à quatre pattes, se rouler par terre et découvrir le monde dans la peau d’un chien : pour beaucoup, l’idée peut sembler déroutante. Pour Toco, elle représentait un rêve d’enfance. Ce Japonais s’est fait connaître en partageant des vidéos dans lesquelles il apparaît entièrement dissimulé sous un impressionnant costume de colley.

Depuis, son histoire a connu plusieurs épisodes. Après les premières sorties et les rencontres avec de véritables chiens, il a voulu permettre à d’autres curieux de tenter l’aventure. C’est ainsi qu’est né Tocotoco Zoo, une activité dont le nom mérite quelques explications.

Un costume de colley qui lui a permis de réaliser son rêve

Tout commence avec une tenue confectionnée sur mesure. Comme nous vous le racontions dans notre précédent article consacré à Toco, le Japonais avait dépensé une somme alors présentée comme l’équivalent de 14 000 euros pour obtenir ce costume particulièrement réaliste, réalisé par l’entreprise Zeppet.

Longs poils, museau et silhouette de colley : l’ensemble lui permet d’apparaître sous les traits de son animal favori. Il ne s’agit évidemment pas d’une transformation physique, mais d’un déguisement qu’il enfile pour pratiquer son loisir et tourner ses vidéos.

Sur sa chaîne YouTube, ses aventures prennent parfois la forme de scènes très ordinaires… pour un chien. Toco a notamment été promené en laisse et a rencontré de véritables congénères dans un parc. Tout le décalage tient là : derrière cette imposante boule de poils se trouve un adulte qui réalise une envie très personnelle.

Ce loisir, il expliquait toutefois avoir du mal à en parler à certaines personnes de son entourage. Dans les entretiens cités dans notre article de 2023, il évoquait sa crainte d’être jugé et son souhait de préserver son anonymat. Sa visibilité sur Internet ne signifiait donc pas qu’il souhaitait dévoiler tous les aspects de sa vie.

Dans son « zoo », les visiteurs pouvaient devenir les animaux

Avec Tocotoco Zoo, Toco a donné une autre dimension à sa passion. Le principe n’était plus seulement de montrer ses propres aventures, mais de proposer à d’autres personnes d’essayer une expérience comparable. L’ouverture de cette activité, le 26 janvier 2025, a notamment été rapportée par l’agence de presse EFE.

Oubliez les allées bordées d’enclos et les animaux observés à distance. Ici, le visiteur vient enfiler un costume. Le mot « zoo » désigne donc un concept ludique plutôt qu’un parc animalier traditionnel. Sur son site officiel, le projet se présente comme un endroit où l’envie de devenir un animal peut prendre forme grâce à une tenue adaptée.

Et les participants ne récupéraient pas simplement le colley personnel de Toco. Le catalogue présenté sur le site affiche un malamute d’Alaska, une race de chien à l’épaisse fourrure. Selon EFE, ce nouveau costume représentait un investissement de plus de 3,2 millions de yens.

Le reportage décrit également plusieurs détails de fabrication : une caméra intérieure pour voir à l’extérieur, une queue mobile et la possibilité d’ouvrir la bouche. Autant d’éléments destinés à rendre l’expérience plus immersive, au-delà du simple fait de porter une fourrure.

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Une expérience qui demandait toute une organisation

Se glisser dans la peau d’un grand chien ne s’improvise pas. La foire aux questions officielle précise que la structure du costume impose des limites liées à la taille et à la corpulence des participants. Tout le monde ne peut donc pas nécessairement l’enfiler.

Le fonctionnement différait aussi de celui d’un établissement ouvert en permanence : l’organisateur expliquait louer un lieu pour chaque session. L’adresse pouvait ainsi varier selon les dates. Le costume était démonté et nettoyé après chaque utilisation, une précaution nécessaire pour une tenue partagée entre plusieurs personnes.

L’expérience pouvait accueillir jusqu’à trois personnes, accompagnateurs compris. Ces derniers avaient la possibilité de jouer avec le participant costumé. De quoi retrouver, à petite échelle, les interactions qui avaient rendu les vidéos de Toco si singulières.

Au fil des sessions, certains ajustements ont également été annoncés. Dans une publication, le site mentionnait l’ajout d’un ventilateur de cou proposé gratuitement aux personnes qui le souhaitaient, ainsi qu’une amélioration du confort de la partie couvrant la tête.

Un gilet rafraîchissant figurait aussi parmi les options annoncées. Derrière l’apparence amusante du malamute, ces détails rappellent une réalité très concrète : porter une tenue aussi enveloppante exige de penser à la circulation de l’air et au confort de la personne qui se trouve à l’intérieur.

Une pause annoncée malgré des réservations presque complètes

Le 3 octobre 2025, un communiqué publié sur le site officiel a annoncé une interruption après les dernières sessions de décembre 2025. L’activité devait rester suspendue durant toute l’année 2026.

Un détail retient l’attention : dans ce même message, l’organisateur indiquait que les réservations étaient presque complètes et remerciait les nombreuses personnes venues participer. Le texte ne présente donc pas cette pause comme la conséquence d’un manque de visiteurs.

« La reprise est prévue vers mai 2027. »

Cette phrase, traduite du japonais, correspond au calendrier envisagé dans l’annonce. Elle ne constitue pas une date de réouverture garantie. Le communiqué ne précise pas non plus la raison de cette longue interruption.

Pour les personnes tentées par l’expérience, il faudra donc patienter et surveiller les prochaines informations officielles. Quant à Toco, cette suspension concerne son activité d’accueil : elle ne permet pas de conclure qu’il a renoncé à son costume ou à sa passion. Entre les premières promenades de l’homme-chien et l’accueil de visiteurs dans la peau d’un malamute, son histoire aura déjà pris une direction que peu de gens auraient imaginée.

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Manon Moreau

Au sujet de l'auteur :

Journaliste polyvalente, Manon couvre aussi bien l'actualité chaude que les sujets de société, la culture et la vie pratique. Elle privilégie les angles concrets, les sources croisées et les explications accessibles, quel que soit le thème traité.