La traque du grand félin recherché dans le Pas-de-Calais pourrait conduire à une mise à mort, au grand dam des défenseurs des animaux

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Depuis mercredi 13 octobre, un grand félin en liberté est activement recherché par les autorités dans le Pas-de-Calais. La préfecture du département a autorisé les tirs de prélèvement visant à abattre l’animal. Une décision qui fait débat.

C’est officiel : le grand félin qui rôde dans le sud du Pas-de-Calais est un jeune puma. Depuis mercredi, le mammifère joue au chat et à la souris avec les autorités. Sa dernière apparition remonte à ce week-end près de Frévent.

Crédit Photo : Gendarmerie du Pas-de-Calais

Sans surprise, la présence du prédateur représente un danger pour les habitants de la région.

« La divagation d'un tel animal peut s'avérer dangereuse pour les populations situées aux alentours. (...) Les services de l'État ne disposent pas de renseignements sur son âge, son comportement et son rapport aux personnes », a expliqué la préfecture dans un communiqué.

Face à l’urgence de la situation, le préfet du Pas-de-Calais a décidé par arrêté du vendredi 15 octobre d’autoriser les tirs à prélèvement visant à abattre l’animal. Cette décision - qui prendra fin le 29 octobre prochain - ne passe pas auprès des défenseurs des animaux.

Une pétition en ligne contre la mise à mort du félin

En guise de protestation, une pétition intitulée « justice et respect pour le puma auxilois » a été mise en ligne ce samedi 16 octobre sur Change.org. Dans le texte, les auteurs réclament la capture vivante du félin.

« Nous ne savons pas encore comment se terminera cette histoire, mais il est certain que si ce dernier est mis à mort malgré le fait qu’il n’y ait eu aucune attaque quelconque, le préfet devra rendre des comptes auprès des associations protectrices des animaux ». Pour le moment, la pétition a déjà récolté plus de 44 312 signatures.

De son côté, la préfecture a justifié son choix auprès de nos confrères de France Info : « C’est impossible d’endormir cet animal. Selon le vétérinaire, il faut pouvoir lui loger une seringue hypodermique, ça implique un tir à 20m maximum de l’animal. Personne ne sait faire ça sur un fauve dont on ne connaît pas le tempérament », expliquait ce dimanche l’institution.

Crédit Photo : Image d'illustration 

Pour rappel, le propriétaire du félin n’a toujours pas été identifié.

Source : France Info